Centre des naissances (Unité Mère-Enfant)

Bienvenue sur le site web du Centre des naissances

Vous y trouverez tous les renseignements sur nos services et soins offerts, nos spécialités cliniques et notre équipe interdisciplinaire. Des renseignements et des outils essentiels vous aideront à conserver une bonne santé au cours de votre grossesse, durant l’accouchement et après la naissance. Bonne lecture!

Centre des naissances en chiffres 

  • 2500 accouchements par année
  • 6 chambres de naissances
  • 6 chambres à séjour unique
  • 19 chambres post-partum

Pour consulter les fiches santé

GROSSESSE

Vous venez d’apprendre que vous êtes enceinte et vous aimeriez en savoir plus sur la grossesse, comment soulager certains malaises courants et comment intégrer de saines habitudes de vie à votre quotidien? Cette section vous offre des renseignements importants ainsi que plusieurs références qui pourront vous renseigner sur la grossesse.

Information vaccination coqueluche (document du MSSS et résumé)

 

ACCOUCHEMENT

L’équipe interdisciplinaire de l’unité mère-enfant du CHUM est très heureuse de vous accueillir pour vivre cette expérience unique qu’est la naissance de votre enfant! Elle vous accompagner tout au long de votre séjour, en vous assurant professionnalisme, compétence et sécurité. Vous trouverez dans cette section tous les renseignements pratiques qui vous permettront de vivre un bon séjour parmi nous.

ALLAITEMENT

Allaiter son enfant comporte de nombreux bienfaits, tant pour la santé de l’enfant que de celle de la mère. C’est pourquoi, le personnel de l’unité mère-enfant fait la promotion de l’allaitement maternel chez toutes les nouvelles mamans. Explorez les sections suivantes pour en savoir davantage

Allaitement et tabac, alcool ou drogue

Le lait maternel est l'aliment recommandé pour nourrir votre bébé. Toutefois, si vous consommez de l'alcool, du tabac ou des drogues quand vous allaitez, des précautions sont à prendre. Vous trouverez dans cette section de nombreuses informations. Ces renseignements ont été validés par les experts de l’unité mère-enfant du CHUM.

Si vous avez des questions ou si un sujet vous préoccupe particulièrement, n'hésitez pas à vous adresser à un professionnel de la santé.

Des ressources existent si vous souhaitez arrêter de fumer ou arrêter de consommer de la drogue ou de l'alcool. Vous pouvez leur demander conseil!

Peut-on fumer quand on allaite?

Même si vous êtes fumeuse, il est préférable pour votre bébé de recevoir votre lait plutôt que les préparations commerciales pour nourrisson. Chez les fumeuses, les bébés nourris à ces préparations ont davantage de problèmes respiratoires graves que les bébés allaités.

Cependant, le tabac peut nuire à la production du lait maternel, surtout si vous fumez plus de 15 à 20 cigarettes par jour. De plus, la nicotine du tabac passe dans le lait maternel, ce qui peut entraîner des pleurs, de l'irritabilité et de l'insomnie chez votre bébé.

Le mieux est de réduire votre consommation tabagique et d'essayer de ne pas fumer juste avant la tétée.

Consultez votre médecin si vous souhaitez utiliser une aide pharmacologique pour cesser de fumer.

Peut-on consommer de la drogue quand on allaite?

Après consommation, le cannabis se retrouve dans le lait maternel. Il est donc recommandé de ne pas consommer de cannabis si vous allaitez.

Il est également recommandé de ne pas consommer de cocaïne si vous allaitez. En cas de consommation ponctuelle, tirez votre lait régulièrement sur une période de 24 heures et jetez-le avant de reprendre l'allaitement.

L'héroïne passe dans le lait maternel et le nouveau-né met beaucoup de temps à l'éliminer. Il y a donc un risque d'accumulation. En revanche, la prise de méthadone n'est pas contre-indiquée.

Si vous avez des questions concernant la consommation de drogues pendant l'allaitement, n'hésitez pas à communiquer avec un professionnel de la santé.

Vous pouvez également visiter le site suivant (en anglais seulement): www.motherisk.org

Peut-on boire de l'alcool quand on allaite?

L'alcool passe dans votre lait et peut avoir des effets sur votre enfant. De plus, pendant les premières semaines de vie, le bébé met deux fois plus de temps qu'un adulte pour éliminer l'alcool.

L'effet de l'alcool sur le bébé allaité dépend de plusieurs facteurs, notamment la quantité d'alcool consommée, le délai entre la consommation et la tétée, l'âge de l'enfant, et le poids de la mère. Les conséquences sont diverses, par exemple : somnolence, modification du rythme de sommeil, gain de poids lent, retard de développement.

Il est donc recommandé d'attendre de deux à trois heures par consommation avant d'allaiter, le temps d'éliminer l'alcool.

Puis-je allaiter si je prends de la méthadone?

La consommation de méthadone est possible en période d'allaitement.

Plusieurs recherches ont démontré que la quantité la méthadone présente dans le lait est infime comparée à la quantité consommée par la mère. De plus, on n'a observé aucun effet indésirable chez les bébés exposés à la méthadone et aucune conséquence à long terme.

Toutefois, il est recommandé de ne pas cesser d'allaiter subitement, en raison des effets de sevrage possibles sur votre bébé. Demandez conseil à un médecin.

Allaitement et vie quotidienne

Vous avez fait le choix d'allaiter votre bébé et vous vous demandez comment gérer cela au quotidien? Vous trouverez dans cette section de nombreuses informations qui ont été validés par les experts de l’unité mère-enfant du CHUM, notamment par les consultantes en allaitement.

Pour plus d'information, consultez la section Nourrir bébé au sein du guide Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans.

Puis-je allaiter dans les lieux publics?

Vous avez le droit d'allaiter en public, n'importe où et en tout temps et ce droit est protégé par la Charte canadienne des droits et libertés de la personne (art. 15). Personne ne peut interdire à une femme d'allaiter en public ou lui demander d'aller dans un endroit en particulier.

En cas de discrimination, vous pouvez porter plainte auprès de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec.

Si j'allaite, comment mon conjoint va pouvoir s'occuper du bébé?

Outre l'allaitement, il y a bien des façons de s'occuper du bébé. Par exemple, votre conjoint peut :

  • le consoler,
  • le bercer,
  • soigner son nombril,
  • lui donner le bain,
  • changer sa couche,
  • le promener

Ce rôle est très important, car il contribue à l'équilibre de la relation entre la mère et l'enfant.

Par ailleurs, votre conjoint joue un rôle de soutien important, et sa bienveillance, ses encouragements, contribuent au bon déroulement de l'allaitement.

Enfin, votre conjoint peut vous décharger de certaines tâches, afin que vous puissiez vous reposer entre les tétées, par exemple :

  • faire les courses,
  • préparer les repas,
  • s'occuper des autres enfants

Comment vais-je pouvoir dormir si j'allaite?

L'horaire de sommeil varie beaucoup selon les bébés. Que vous allaitiez ou non, votre bébé se réveillera la nuit et vous réveillera par la même occasion.

Est-ce qu'allaiter va me faire perdre mon autonomie?

L'allaitement facilite les sorties entre amies, en famille ou seule avec votre enfant, car votre lait est toujours prêt et à la bonne température. Il ne nécessite aucun matériel ni manipulation.

Est-ce que l'allaitement interfère avec la vie sexuelle?

Que vous allaitiez ou non, l'arrivée d'un enfant nécessite une adaptation dans la relation de couple et il est important de communiquer vos sentiments à vos conjoint et d'écouter les siens.

Pendant la période d'allaitement, les seins sont plus volumineux et plus fermes, mais ils peuvent être sensibles, ou du lait peut s'en écouler, en particulier pendant les rapports sexuels, et les personnes peuvent réagir différemment à cette situation. Il n'y a aucune règle en la matière. Écoutez simplement vos désirs.

Puis-je allaiter quand je suis malade?

Lorsque vous souffrez d'une infection, votre corps produit naturellement des anticorps (défense contre la maladie). En continuant à allaiter, vous transmettez à votre bébé ces anticorps qui se retrouvent dans le lait maternel et vous l'aidez à se protéger.

Puis-je allaiter quand je prends des médicaments?

Pendant l'allaitement, la plupart des médicaments se retrouvent en très faible quantité dans le lait maternel. Vous pouvez prendre la plupart d'entre eux sans risques, mais, par précaution, mieux vaut en parler à votre médecin ou à un pharmacien.

Sachez qu'il existe de nombreux médicaments compatibles avec l'allaitement. Votre médecin pourra donc choisir les médicaments les mieux adaptés.

Dois-je éviter certains aliments pendant que j'allaite?

L'odeur et le goût de votre lait varient légèrement en fonction de ce que vous mangez, mais cela n'affecte en rien sa qualité ou sa facilité de digestion.

Aucun aliment n'est mauvais pour votre bébé. Votre lait aura simplement une odeur et une saveur différentes, selon ce que vous aurez mangé.

Bonne nouvelle : cela habitue votre bébé à goûter différentes saveurs! Plusieurs études suggèrent qu'une alimentation variée chez la mère pendant l'allaitement aide les bébés à développer leurs goûts alimentaires.

Faut-il boire beaucoup de lait ou de liquides pour augmenter ma production de lait?

Boire beaucoup de lait ou de liquides de manière générale n'augmente pas la quantité de lait que vous produisez. Par contre durant la tétée vous aurez naturellement plus soif que d'habitude. Buvez selon votre soif!

Comment s'y prendre

Vous savez que l'allaitement exclusif pendant les six premiers mois de vie est recommandé pour le développement optimal de votre bébé et, comme toute nouvelle maman, vous voulez faire ce qu'il y a de mieux pour votre enfant.

Toutefois, vous ne savez peut-être pas trop comment vous y prendre, vous vous posez des questions, et vous avez besoin d'information pratique.

Cette section est faite pour vous! Vous y trouverez de nombreuses informations qui ont été validées par les experts de l’unité mère-enfant du CHUM, notamment par les consultantes en allaitement.

Pour plus de renseignement, consultez la section Nourrir mon bébé du guide

Est-ce que tout le monde peut allaiter?

Que vos seins soient petits ou gros, et quelle que soit leur forme, vous pouvez allaiter!

Si vous avez subi une chirurgie des seins ou pensez ne pas pouvoir allaiter, parlez-en à une infirmière, votre médecin ou une consultante en allaitement : ils sauront vous donner des conseils.

Quelles sont les conditions qui favorisent l'allaitement?

Plusieurs conditions favorisent le bon départ de l'allaitement.

  • Placer le bébé en contact peau à peau avec sa maman dès la naissance. Fiche d'information sur le contact peau à peau.
  • Laisser le bébé prendre le sein le plus tôt possible après la naissance. Votre bébé est dans un état d'éveil calme et actif dans les deux premières heures de sa vie. Ce moment est idéal pour commencer la première tétée.
  • Cohabiter avec le bébé 24 h sur 24.
  • Savoir reconnaître les signes de faim et de satiété.
  • Allaiter à la demande de votre bébé. Un nouveau-né prend huit tétées et plus en 24 heures.
  • Assurez-vous d'une bonne prise du sein par le bébé.
  • Allaiter exclusivement en fonction de la demande du bébé. N'offrir que votre lait.
  • Éviter d'utiliser une suce durant les six premières semaines de vie de bébé.
  • Éviter d'utiliser un biberon.
  • Si vous avez des difficultés temporaires à allaiter, tirez votre lait pour nourrir le bébé, stimuler et maintenir la production.

Dans quelle position allaiter?

Vous pouvez allaiter dans plusieurs positions. L'important est que vous soyez confortable et que le bébé prend bien le sein.

Trucs pour allaiter de manière confortable

  • Asseyez-vous sur une chaise ferme, de préférence avec des appuis pour les bras.
  • Si vos pieds ne touchent par le plancher, placez un support sous vos pieds.
  • Appuyez vos bras sur des oreillers, des coussins ou un coussin d'allaitement afin de soutenir le poids du bébé.
  • Détendez-vous! Pensez à relâcher les muscles de vos bras et de votre cou durant la période d'allaitement.

Comment savoir si mon bébé prend bien le sein?

Au moment de lui offrir le sein, assurez-vous que le bébé ait la bouche grande ouverte.

  • On peut observer plusieurs signes de transfert de lait chez le bébé.
  • Vous voyez et vous entendez le bébé avaler. Rassurez-vous, dans les premiers jours, cela peut être moins perceptible.
  • Le rythme est soutenu, le bébé fait des pauses périodiques
  • Les bras et les pieds du bébé se relâchent à mesure que la tétée progresse.
  • Sa bouche est humide.

Chez la mère on peut également observer des signes de transfert de lait.

  • La tétée est confortable pour la maman.
  • La mère est détendue ou somnolente.
  • Le lait du sein opposé peut couler pendant la tétée (lorsque la montée laiteuse est présente).
  • La mère ressent la soif.
  • Des contractions utérines ou un flux de sang accru peuvent survenir durant la tétée.
  • À la fin de la tétée, le mamelon est allongé, mais non pincé ou en biseau.

Le site du Newman Breastfeeding Clinic and Institute propose plusieurs vidéos d'allaitement.

Combien de temps dois-je laisser mon bébé au sein?

La durée de la tétée varie selon les besoins de votre bébé et il n'y a pas de règles strictes en la matière.

Observez plutôt les signes de satiété de votre bébé :

  • il se détend progressivement,
  • ses petites mains s'ouvrent,
  • les pauses deviennent plus fréquentes et plus longues,
  • la succion semble diminuer,
  • souvent, il finit par relâcher le sein et s'endormir calmement.

Considérez l'allaitement comme un temps d'arrêt durant lequel vous pouvez relaxer. Pas besoin de chronomètre, détendez-vous, et profitez-en pour vous reposer!

Puis-je allaiter des jumeaux?

Il est possible de les allaiter tous les deux : comme vos seins seront plus stimulés, ils produiront plus de lait, selon leurs besoins.

Selon votre préférence, vous pouvez allaiter les bébés un à la fois, ou tous les deux en même temps, en en mettant un à chaque sein.

Si votre bébé ne prend qu'un sein par tétée, on recommande généralement d'alterner à la tétée suivante (donner le sein droit au bébé qui a pris le sein gauche à la tété précédente, et vice-versa). En effet, comme l'appétit et la succion des bébés varient, cela permet de stimuler les deux seins de façon égale.

Des associations peuvent vous aider, notamment :

  • Association de parents de jumeaux et de triplés de la région de Montréal
    Site Internet : www.apjtm.com
    Téléphone : 514 990 6165

Cette association a produit un document intitulé Allaiter en double? en triple. Joignez-la pour vous le procurer.

Jusqu'à quel âge puis-je allaiter mon bébé?

Le lait maternel est le lait de premier choix pour le nourrisson. Pendant les six premiers mois, l'allaitement exclusif (pas d'autre liquide ni aliment) répond à tous ses besoins et assure sa croissance de manière optimale.

Par la suite, vous pouvez continuer à allaiter jusqu'à l'âge de deux ans et au-delà, aussi longtemps que vous le désirez, tout en introduisant des aliments complémentaires au fur et à mesure.

Quand puis-je introduire des aliments solides?

Jusqu'à l'âge de six mois, l'allaitement exclusif répond à tous les besoins du bébé. Cela signifie que vous ne devez lui donner aucun autre aliment ni aucun autre liquide. Cependant, il faut lui administrer de la vitamine D jusqu'à l'âge d'un an.

À l'âge de six mois, les besoins de votre bébé changent, et il est nécessaire d'ajouter des aliments à leur menu pour répondre à leurs nouveaux besoins.

Trucs pour savoir si votre bébé est prêt pour les aliments solides

  • Il a environ six mois
  • Il se tient assis dans sa chaise sans soutien
  • Il est capable de tourner sa tête
  • Vous avez augmenté le nombre de boires depuis plus de cinq jours, mais il semble toujours insatisfait et pleure après avoir bu
  • Il est intéressé par les aliments qu'il vous voit manger
  • Quand vous essayez de lui donner des aliments solides, il serre bien les lèvres sur une cuillère et arrive à pousser les aliments au fond de sa bouche avec sa langue

Par quoi commencer?

  • L'ordre des aliments n'est pas important
  • Donnez-lui un aliment nouveau à la fois et attendez quelques jours avant d'introduire un nouvel aliment (cela permettra de déceler plus facilement une éventuelle allergie)
  • S'il refuse un nouvel aliment, n'insistez pas et réessayez quelques semaines plus tard
  • Évitez de faire des mélanges
  • Introduisez les légumes avant les fruits
  • Avant un an, n'offrez pas d'aliments contenant du sucre, du gras ou du sel ajouté
  • Au début, donnez de la nourriture en purée lisse

Vous trouverez un guide d'introduction des aliments dans le document, à la section: L'alimentation/Les aliments.

Je n'arrive pas à allaiter, que faire?

Si vous êtes dans cette situation, n'hésitez pas à demander de l'aide. Durant votre séjour au Centre des naissances du CHUM, le personnel soignant et, au besoin, une équipe de consultantes en allaitement est disponible pour vous aider. Une fois de retour à la maison, une infirmière du CLSC prendra contact avec vous et pourra répondre à vos besoins. D'autres ressources sont également disponibles dans la communauté.

Si vous avez des difficultés dans les premiers jours, tirez manuellement votre colostrum; en donner quelques gouttes au bébé peut aider à le réconforter, et stimuler la production de lait chez la mère.

Pour plus de renseignements, consulter le document Mieux-vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans.

J'ai eu de la difficulté à allaiter mon premier bébé, est-ce que ça va se reproduire?

Chaque expérience d'allaitement est unique et chaque bébé est différent. Si votre première expérience a été difficile, cela ne signifie pas que vous aurez du mal à allaiter à votre prochain bébé. Parlez-en à une consultante en allaitement, à une infirmière ou à votre médecin.

De plus, si vous avez accouché par césarienne, que votre bébé est né prématurément ou que vous avez des jumeaux, il est tout à fait possible d'allaiter.

Si j'allaite, dois-je donner de l'eau à mon bébé?

Un bébé allaité n'a pas besoin de boire de l'eau : le lait maternel suffit à l'hydrater, même quand il fait chaud. Si votre bébé semble avoir soif, il réclamera le sein. Il est important de lui donner le sein à sa demande, dès qu'il présente des signes de faim, afin de combler ses besoins.

Conservation du lait

Le lait maternel est à son meilleur quand il est bu directement au sein, mais, au besoin, il peut également être exprimé et conservé.

Vous trouverez dans cette section de nombreuses informations qui ont été validées par les experts de l’unité mère-enfant du CHUM, notamment par les consultantes en allaitement.

Pour plus d'information, consultez la section Nourrir mon bébé du guide Mieux-vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans.

Comment exprimer (extraire) le lait maternel pour le conserver?

Exprimer (extraire) votre lait permet à votre bébé de le boire quand vous devez vous absenter, ou s'il est prématuré ou malade. Cela vous permet aussi de maintenir votre production et de soulager votre sein en cas d'engorgement (surplus de lait dans le sein).

Expression manuelle

Voici la marche à suivre pour exprimer votre lait manuellement.

  1. Lavez-vous les mains.
  2. Massez délicatement votre sein avec votre poing fermé pour favoriser le réflexe d'éjection.
  3. Placez-vous au-dessus d'un récipient propre et large, légèrement penchée vers l'avant.
  4. Placez votre pouce à l'extrémité supérieure de votre mamelon et votre index à l'extrémité inférieure (vos doigts formant un C).
  5. Pressez la main contre votre sein en direction des côtes.
  6. En maintenant votre main pressée, serrez doucement le pouce et l'index, un peu comme une pince.

Attention : Cela ne doit pas vous faire mal ni laisser de marque sur votre sein. Il n'est pas nécessaire de serrer trop fort pour être efficace. Veillez à ne pas étirer le mamelon : c'est inutile et douloureux.

Pour plus de renseignements, consultez le document Mieux-vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans.

Tire-lait

Si vous désirez utiliser un tire-lait, assurez-vous qu'il est bien adapté à vos besoins.

  1. Il doit être complètement étanche (ne doit pas aspirer dans le vide).
  2. Il doit être adapté à la taille de vos mamelons.
  3. S'il est électrique, il doit produire de 60 à 70 succions par minute.
  4. S'il est manuel, il doit être facile à manier et ne pas créer de douleur dans vos mains.
  5. Désinfectez-le à l'eau bouillante avant la première utilisation et assurez-vous de bien le nettoyer après chaque utilisation. Un tire-lait est un accessoire à usage personnel comme une brosse à dent. Reportez-vous au mode d'emploi pour en savoir plus.

Pour plus de renseignements, consultez les dépliants suivant de la ligue La Leche :

À quoi ressemble le lait maternel?

Sa couleur et son odeur varient selon :

  • les femmes,
  • l'alimentation de la mère,
  • l'âge du bébé,
  • le moment où il a été exprimé.

Après quelque temps, le gras se sépare et remonte à la surface. Ne vous alarmez donc pas si le lait n'est pas homogène : il suffit de le secouer après l'avoir tiédi pour qu'il se mélange à nouveau.

Puis-je congeler le lait maternel?

Il est tout à fait possible de congeler le lait maternel. Même si la congélation prolongée diminue légèrement ses valeurs nutritives, le lait maternel demeure le premier choix d'alimentation du nourrisson.

Dans quel contenant?

En ordre d'importance, vous pouvez utiliser des contenants de verre, de plastique rigide ou des sacs de plastique épais spécialement conçus pour le lait maternel.

Attention : ne remplissez pas le contenant au-delà des 2/3, car le lait prend plus d'espace quand il est congelé.

En quelle quantité?

Il est recommandé de congeler des quantités variables (de 30 à 90 ml) pour éviter le gaspillage.

Pour combien de temps?

Le lait maternel congelé peut être conservé :

  • jusqu'à six mois dans le congélateur du réfrigérateur (ne le mettez pas dans la porte)
  • jusqu'à 12 mois dans un congélateur coffre

Inscrivez la date de congélation sur le contenant et utilisez en premier le lait le plus ancien.

Il est toujours bon de faire un test de congélation avant d'en congeler une quantité importante, car chez certaines mères, le lait exprimé peut s'abîmer lorsqu'il est congelé. Congelez quelques échantillons de lait et retirez-les environ après une semaine pour s'assurer que le lait est toujours bon. Si le lait a une odeur désagréable après la congélation, il est possible pour les prochaines fois de le faire frémir (sur le point de bouillir) après l'avoir exprimé, et de le congeler une fois refroidi.

Consultez le document de la ligue La Leche pour vous informer sur le test (test de la lipase): La conservation du lait maternel.

Comment le décongeler?

  • Faites couler de l'eau froide sur le contenant puis ajoutez de l'eau chaude petit à petit, jusqu'à ce que le contenant soit tiède.
  • Ou mettez le contenant au réfrigérateur pendant 10 à 12 heures. Tiédissez-le ensuite en le plaçant dans de l'eau chaude.
  • N'utilisez pas le four à micro-ondes, car il chauffe de façon inégale et souvent, à des températures trop hautes.

Attention : il ne faut jamais recongeler du lait décongelé. S'il a été chauffé et qu'il n'a pas été en contact avec la bouche du bébé (qui contient des bactéries), vous pouvez le conserver au réfrigérateur pendant quatre heures. S'il n'est pas consommé au prochain boire, vous devrez le jeter.

Combien de temps puis-je conserver le lait maternel?

La durée de conservation du lait varie selon le mode de conservation : à température ambiante, au réfrigérateur, au congélateur.

Pour plus de renseignements, consultez le document Mieux-vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans.

Les bénéfices de l'allaitement

Les bénéfices de l'allaitement maternel ont été démontrés par de nombreuses études. Ils sont si nombreux qu'il est impossible de les lister tous. C'est pourquoi le personnel de l’unité mère-enfant du CHUM encourage l'allaitement maternel chez toutes les nouvelles mamans.

Ces renseignements ont été validés par les experts du Centre des naissances du CHUM, notamment par les consultantes en allaitement du Centre des naissances.

Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter :

Les préparations commerciales pour nourrissons sont-elles équivalentes au lait maternel?

Le lait maternel est unique, il est le meilleur aliment pour votre bébé. Ses avantages sont nombreux et supérieurs à ceux des préparations commerciales pour nourrissons. Il contient tous les éléments essentiels à la croissance de l'enfant. Plusieurs de ses composants ne se retrouvent pas dans les préparations commerciales pour nourrissons, tels que des hormones, qui protègent contre les infections, les virus ou les parasites.

De plus, la composition du lait maternel évolue à mesure que l'enfant grandit, afin de répondre à ses besoins qui changent. Chaque mère produit un lait adapté aux besoins de son propre enfant. Par exemple, une mère qui accouche avant terme produira un lait plus riche en gras et en protéines, favorisant ainsi la croissance de son bébé prématuré.

La quantité de lait produite varie également, selon les besoins de l'enfant : plus il tète, plus vous en produisez. La production de lait est donc en fonction de la demande du bébé.

Par ailleurs, les bébés nourris au lait maternel pendant les quatre premiers mois de leur vie courent moins de risque d'avoir des allergies alimentaires par la suite. Les études ont démontré que les bébés allaités ont beaucoup moins d'allergies et d'intolérances que les bébés nourris aux préparations commerciales pour nourrissons.

Quels sont les bénéfices d'allaiter son enfant?

Allaiter son enfant comporte de nombreux bienfaits, tant pour la santé de l'enfant que de celle de la mère, ce qui en fait la norme en matière d'alimentation du nourrisson.

Bénéfices pour l'enfant

Le lait maternel contient tous les éléments essentiels à la croissance de l'enfant. Sa composition est unique.

Remarque : la vitamine D est la seule vitamine synthétisée par l'exposition du soleil. Santé Canada recommande de donner aux bébés allaités un supplément de vitamine D de la naissance jusqu'à un an, en raison de la recommandation de ne pas exposer directement le nourrisson au soleil.

Le lait maternel protège l'enfant contre les infections.

Il renforce son système immunitaire.

Il a été démontré que les bébés nourris au sein sont plus résistants aux infections et sont moins à risque d'en contracter. Par exemple, les bébés allaités souffrent moins souvent :

  • de gastro-entérites,
  • de diarrhées,
  • de rhumes,
  • d'otites,
  • d'anémie,
  • de méningites.

Les nouveau-nés ont un système immunitaire moins développé que les enfants plus âgés. Le lait maternel contient les éléments dont ils ont besoin pour se défendre contre les infections :

  • des anticorps,
  • des facteurs immunitaires,
  • des globules blancs.

Le lait maternel se digère facilement.

Le lait maternel est très facile à digérer, car il contient des enzymes actives non allergènes et des protéines qui sont parfaitement absorbées par l'enfant.

En revanche, les études ont démontré que certains bébés peuvent avoir de la difficulté à digérer les protéines contenues dans les préparations commerciales pour nourrissons.

Le lait maternel protège l'enfant contre les allergies, les intolérances, le diabète et l'obésité.

L'allaitement offre une relation privilégiée et unique entre la mère et son enfant.

Bénéfices pour la mère

L'allaitement a également des avantages pour la santé de la maman :

  • aide la maman à perdre les kilos pris pendant la grossesse;
  • crée un lien très fort avec le bébé;
  • permet d'économiser du temps et de l'argent;
  • réduit le risque d'hémorragie après l'accouchement;
  • diminue les risques de souffrir d'anémie (en retardant le retour de ses menstruations);
  • abaisse le niveau de stress de la maman en agissant sur le plan hormonal;
  • stimule la sécrétion d'une hormone apaisante qui réduit la fréquence de dépression postnatale et facilite le sommeil.

À long terme, l'allaitement diminue aussi le risque de souffrir :

Autres bénéfices de l'allaitement :

  • d'ostéoporose post-ménopause;
  • d'un cancer du sein, d'un cancer de l'ovaire.

Cette protection augmente avec la durée de l'allaitement.

  • permet aux parents d'économiser du temps et de l'argent;
  • facilite les sorties en familles, car le lait est toujours prêt et toujours disponible, sans préparation;
  • permet une diminution des consultations médicales, donc une baisse des frais médicaux et de l'absentéisme des mères (ou d'un parent) au travail.

Les seins pendant l'allaitement

Nourrir votre bébé au sein est le prolongement de la relation qui s'est tissée entre vous pendant la grossesse. Toutefois, c'est un geste qui nécessite un apprentissage.

Vous trouverez dans cette section de nombreuses informations pour prendre soin de vos seins pendant l'allaitement. Ces renseignements ont été validés par les experts de l’unité mère-enfant du CHUM, notamment par les consultantes en allaitement.

Pour plus d'information, consultez la section Nourrir bébé au sein du guide Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans.

Dois-je laver mes seins avant la tétée?

Il est inutile de laver vos seins avant chaque tétée, cela pourrait les irriter. La douche ou le bain au quotidien suffit pour l'hygiène des seins. Par contre, il est recommandé de se laver les mains avant la tétée, car cela permet de prévenir les infections.

Si vous avez des blessures et des écoulements aux seins, il est conseillé de les laver doucement trois ou quatre fois par jour avec un savon non parfumé.

Est-ce qu'allaiter va changer la forme de mes seins?

Ce n'est pas le fait d'allaiter qui change l'aspect de vos seins, mais le fait d'avoir porté un enfant et d'avoir eu une montée de lait. Tout comme le reste du corps, les seins changent avec les années? C'est la vie!

Mes seins sont engorgés, que faire?

L'engorgement des seins signifie qu'il y a surplus de lait. Il provient de l'augmentation de la production du lait et de l'inflammation du sein. Il peut également être dû à l'arrêt brutal de l'allaitement, à la douleur ou au stress.

L'engorgement peut être évité par des tétées à la demande et par un bon transfert de lait dès le commencement de l'allaitement.

Les symptômes de l'engorgement peuvent durer de 24 à 48 heures.

Symptômes

  • Sein lourd, tendu, dur au toucher
  • Douleur légère ou plus intense, selon l'importance de l'engorgement
  • Peau chaude, pouvant être rouge et tendue

Que faire?

  • Exprimez manuellement votre lait pour assouplir l'aréole du sein afin que le bébé prenne mieux le sein ou pour vous soulager.
  • Augmentez la fréquence des tétées.
  • Appliquez de la glace pendant une dizaine de minutes, toutes les heures entre les tétées, pour aider à diminuer l'enflure et la douleur.
  • Pensez à vous détendre et à vous faire un massage des seins pour favoriser l'écoulement du lait lors de l'expression manuelle;

Au besoin, prenez de l'acétaminophène (ex. : Tylénol®, Atasol®) ou de l'ibuprophène (ex. : Advil®, Motrin®) pour calmer la douleur : ces médicaments sont sans danger pour le bébé.

Consulter un médecin

Mieux vaut consulter rapidement un médecin si vous présentez les symptômes suivants, qui pourraient indiquer une infection :

  • sein très rouge,
  • fièvre,
  • bosse ou zone dure persistant depuis plus de 24 heures (non soulagée par la mise au sein fréquente).

Pour plus de renseignements, consulter le document Mieux-vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans, à la section: L'alimentation/nourrir bébé au sein.

Mes seins sont douloureux et abîmés, que faire?

Il est possible que vos mamelons soient sensibles au cours de la première semaine, surtout en début de tétée. Cependant, après cette période, allaiter ne devrait pas vous faire mal.

Il existe d'autres sources de douleur qui nécessitent des soins particuliers. Pour en savoir plus, consultez le guide Mieux-vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans.

Si votre douleur persiste, n'hésitez pas à consulter un professionnel de la santé.

Ressources en allaitement

Après votre sortie de l’unité mère-enfant du CHUM, si vous avez de la difficulté à allaiter ou si vous vous posez des questions, plusieurs ressources peuvent vous aider.

Groupes d'entraide

CLSC

Recherchez votre CLSC selon votre code postal.

Consultantes en allaitement

  • Association québécoise des consultantes en lactation diplômées de l'IBLCE
    Site Internet : www.ibclc.qc.ca
    Téléphone : 514 990-0262
  • Clinique de périnatalité du Centre des naissances du CHUM
    Téléphone : 514 890-8000, poste 36396

Signes de faim du bébé

Nourrir votre bébé est un moment d'intimité et d'échange important. Il est difficile de prévoir combien de boires votre bébé prendra chaque jour, et la quantité de lait qu'il prendra chaque fois. Vous devez plutôt être attentive à ses signes.

Dans cette section vous trouverez de nombreuses informations qui ont été validées par les experts de l’unité mère-enfant du CHUM, notamment par les consultantes en allaitement.

Pour plus d'information, consultez la section Nourrir bébé au sein du guide Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans.

Vous pouvez également télécharger le document Aide-mémoire pour les mamans qui allaitent.

Comment savoir si mon bébé a faim?

Soyez attentive aux signes qui indiquent que votre bébé a faim :

  • sa respiration change,
  • il bouge les yeux sous les paupières,
  • il remue ses bras et ses jambes,
  • il s'étire,
  • il porte les mains à sa bouche ou au visage,
  • il fait des mouvements de succion,
  • il cherche à téter,
  • il pleure (ne pas attendre qu'il pleure pour le nourrir, car la mise au sein risque d'être plus difficile).

Comment savoir si mon bébé boit assez?

Plusieurs signes indiquent que votre bébé boit assez.

  • Au cours de la première semaine, il mouille une couche de plus par jour.
  • À partir de la cinquième journée, il mouille au moins six couches par jour.
  • Pendant les six premières semaines, il élimine entre trois et 10 selles par jour.
  • Ensuite, la plupart des bébés font de deux à cinq selles par jour.
  • Vous constatez que votre bébé prend du poids régulièrement et on vous le confirme à la pesée.
  • Remarque : même s'ils boivent assez durant la première semaine, tous les nouveau-nés perdent généralement un peu de poids les premiers jours et commencent à en regagner vers le quatrième jour.
  • Il semble satisfait après avoir tété.

Certains signes peuvent indiquer que votre bébé ne boit pas assez, notamment :

  • il est très somnolent et difficile à réveiller pour boire;
  • ses urines sont jaune foncé ou peu abondantes;
  • il fait moins de deux selles par jour, entre les âges de cinq jours et quatre semaines;
  • Il continue à perdre du poids après le quatrième jour.

À quelle fréquence dois-je allaiter mon bébé?

La fréquence des tétées varie beaucoup d'un bébé à l'autre. Certains bébés ont un horaire régulier, d'autres non. Tout dépend de :

  • son âge,
  • son appétit,
  • son tempérament,
  • son humeur,
  • l'efficacité de sa succion,
  • la vitesse d'écoulement du lait,
  • du moment de la journée.

Nourrissez votre bébé dès qu'il montre des signes de faim (en général, huit fois et plus par jour pour un nouveau-né).

APRÈS LA NAISSANCE

L’arrivée de votre enfant entraîne des changements dans votre vie. Cette étape demande beaucoup d’adaptation pour vous, votre couple et votre famille.

L’équipe vous soutiendra dans votre nouveau rôle de parent. Elle vous accompagnera et en vous fournira  les renseignements utiles liés aux soins du bébé et au retour à la maison.

L’unité mère-enfant du CHUM  est l’ami de tous les bébés. Nous sommes là pour vous, pour répondre à vos attentes. N’hésitez pas à nous poser toutes les questions

Assurer la sécurité du bébé

Vous trouverez dans cette section des réponses aux questions que vous pouvez vous poser sur la sécurité de votre bébé une fois de retour à la maison. Ces informations ont été validées par les experts de l’unité mère-enfant du CHUM.

Si vous avez des questions ou si un sujet vous préoccupe particulièrement, n'hésitez pas à vous adresser à un professionnel de la santé.

Comment garantir la sécurité de mon bébé pendant son sommeil?

Pour garantir la sécurité de votre bébé pendant son sommeil et diminuer les risques de mort subite du nourrisson, assurez-vous de :

  • Toujours le coucher sur le dos lorsqu'il dort;
  • Le coucher dans un lit d'enfant, placé près de votre lit (ou d'un autre lit d'adultes).
  • Ne pas coucher le bébé avec vous dans votre lit ou dans tout autre endroit où l'on risque de s'endormir, comme sur un sofa, un fauteuil rembourré, une chaise berçante;
  • Avoir un lit d'enfant sécuritaire, des draps bien ajustés au matelas et aucun jouet dans le lit;
  • Avoir un environnement sans fumée, avant et après la naissance.

Pour en savoir plus, consultez le document suivant :

Qu'est-ce que le syndrome du bébé secoué?

Secouer un bébé : vous pensez peut-être que ça ne vous concerne pas, et que ça ne vous arrivera jamais? Pourtant, dans les faits, tout le monde est susceptible de s'énerver, et même de perdre le contrôle, que ce soit parce qu'on est fatigué, qu'on a des soucis, que le bébé n'arrête pas de pleurer ou autres.

Afin de prévenir cette perte de contrôle, il est important d'être informé et de s'assurer que les personnes qui sont en contact avec votre enfant (famille, gardienne, etc.) le sont aussi.

Qu'est-ce que c'est?

Le syndrome du bébé secoué est un type de traumatisme crânien qui survient lorsqu'un bébé est secoué violemment.

La tête du bébé bouge alors dans tous les sens, ce qui provoque des blessures au cerveau. La tête du bébé n'a pas besoin de frapper quelque chose pour qu'il soit blessé et que les secousses causent des dommages à son cerveau.

Secouer un bébé peut avoir plusieurs conséquences graves.

Conséquences immédiates possibles :

  • Bleus
  • Vomissements
  • Difficulté à respirer
  • Déboîtement des articulations
  • Fracture
  • Fracture
  • Convulsions
  • Perte de conscience
  • Décès

Conséquences possibles à court ou moyen terme :

  • État végétatif
  • Perte de la vue
  • Paralysie
  • Décès

Conséquences possibles à long terme :

  • Retard de développement
  • Difficultés d'apprentissage
  • Troubles du comportement
  • Épilepsie

Quelques chiffres

  • Au Canada, le syndrome du bébé secoué est diagnostiqué chez un peu plus de 100 enfants par année.
  • 1 bébé sur 4 meurt après avoir été secoué violemment.
  • 50 à 60 % des bébés secoués ont des séquelles neurologiques.
  • 20 à 25 % présenteront possiblement des retards de développement à long terme, même s'ils semblent guéris au moment de leur sortie de l'hôpital.

(Source : Centre de liaison sur l'intervention et la prévention psychosociales ? Le syndrome du bébé secoué, bilan des connaissances. 2 e éditions revue et augmentée, février 2005, mise à jour mars 2009.)

Pourquoi ne faut-il pas secouer un bébé?

Il ne faut pas secouer un bébé parce que :

  • son cerveau est mou et fragile, car il est en développement;
  • sa tête est lourde et les muscles de son cou ne sont pas encore assez forts pour résister aux secousses.

Si on secoue un bébé, sa tête bouge dans tous les sens et son cerveau se cogne à l'intérieur de son crâne, ce qui le fait gonfler et saigner.

Les blessures ne sont pas toujours visibles, car elles sont à l'intérieur du crâne.

Ce qu'il faut éviter

  • Ne secouez jamais votre bébé, même pour le réanimer.
  • Ne lancez pas votre bébé en l'air.
  • Ne faites pas sauter violemment votre bébé sur vos genoux.
  • Ne faites pas tourner votre bébé ou votre jeune enfant en le tenant par les chevilles.
  • Évitez les jeux qui secouent l'enfant.

Quels sont les signes que mon bébé a été secoué?

Certains signes peuvent indiquer que votre bébé a été secoué :

  • somnolence inhabituelle;
  • baisse de l'appétit ou refus de manger;
  • vomissements sans raison apparente;
  • convulsions (les bras et les jambes se raidissent ou bougent de manière incontrôlable);
  • rigidité du corps;
  • disparition des sourires et du babillage habituels;
  • irritabilité extrême;
  • difficulté à respirer;
  • pupilles de dimensions inégales;
  • incapacité à fixer le regard ou à suivre un mouvement du regard.

Mon bébé a été secoué, que dois-je faire?

Si votre bébé présente des signes indiquant qu'il a été secoué :

  • Appelez le 911 ou rendez-vous immédiatement à l'urgence.
  • Si votre bébé arrête de respirer, pratiquez le bouche-à-bouche.
  • Si votre bébé vomit, tournez-le doucement sur le côté (comme si vous rouliez une bûche) tout en soutenant son cou, afin d'éviter qu'il s'étouffe.

Si vous savez ou croyez que votre bébé a été secoué, consultez un médecin sans délai, même si tout semble normal.

Que faire pour éviter d'en arriver à secouer votre bébé?

Parfois, le bébé pleure sans arrêt, sans qu'on sache pourquoi, et il arrive qu'on se mette en colère après lui.

Calmer ses pleurs

Voici quelques trucs pour essayer de calmer les pleurs de votre bébé :

  • Prenez-le contre vous et bercez-le;
  • Vérifiez sa couche et changez-la si elle est mouillée;
  • Vérifiez qu'il n'a pas froid ou trop chaud;
  • Nourrissez-le lentement et faites lui faire son rot;
  • Faites-lui faire un tour de poussette;
  • Chantez-lui une chanson en le berçant;
  • Donnez-lui un bain.

SOS, je n'en peux plus!

Si vous sentez que vous êtes à bout de patience, voici des suggestions :

  • Placez le bébé dans un lieu sûr, par exemple son lit.
  • Quittez la pièce.
  • Téléphonez à quelqu'un et demandez du soutien.
  • Retournez voir le bébé toutes les 10 ou 15 minutes.
  • Attendez d'être calmé avant de prendre le bébé dans vos bras.

Êtes-vous à risque?

Tout le monde est susceptible de se mettre en colère et d'en arriver à secouer un bébé. Sachez toutefois qu'on est plus à risque :

  • Si on est fatigué, si on manque de sommeil;
  • Si on a des problèmes conjugaux ou financiers;
  • Si on consomme de l'alcool ou de la drogue.

Ressource

  • Ligne Parents
    Téléphone : 1 800 361-5085 (service en français et en anglais, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, gratuit et confidentiel)
    Site Internet : www.ligneparents.com

Pour en savoir plus, consultez les documents suivants :

Puis-je fumer dans la maison si j’aère régulièrement?

Vous pouvez penser qu'en fumant dans une autre pièce, en allumant un ventilateur, en ouvrant une fenêtre ou en fumant dans la maison quand vous êtes seule, vous protégez votre bébé et votre famille.

Malheureusement ce n'est pas le cas, car :

  • La fumée secondaire se répand d'une pièce à une autre, même si la porte de la pièce est fermée.
  • Les produits toxiques contenus dans la fumée restent emprisonnés dans les tapis, les rideaux, les vêtements, les aliments, les meubles et d'autres matériaux. Ces produits demeurent dans une pièce longtemps après qu'une personne y ait fumé (jusqu'à plusieurs mois).
  • Des études ont montré qu'aucun niveau de ventilation ne peut éliminer les effets nocifs de la fumée secondaire.
  • Les désodorisants cachent l'odeur de la fumée, mais ils ne détruisent pas les produits toxiques.
  • Les filtres à air (les purificateurs d'air) sont conçus pour réduire le nombre de fines particules de fumée dans l'air, mais ils n'éliminent pas les nombreux agents cancérigènes présents dans les gaz.

Quels sont les risques?

  • ont un plus grand risque de syndrome de mort subite du nourrisson;
  • souffrent plus souvent de problèmes des voies respiratoires inférieures, comme la toux, la pneumonie, la bronchite;
  • sont plus susceptibles de développer de l'asthme, et en souffriront davantage que les enfants de non-fumeurs qui en sont atteints;
  • ont plus d'infections de l'oreille.

Pour en savoir plus, consultez le document « Faites de votre maison et de votre auto un environnement sans fumée! », publié par Santé Canada.

Puis-je fumer un joint de cannabis si je le fais sur le balcon?

Si vous fumez du cannabis sur le balcon, votre bébé ne sera pas exposé à la fumée. Cependant, la consommation de cannabis rend les parents moins vigilants et moins sensibles aux signaux du bébé.

Si vous consommez du cannabis, assurez-vous qu'un adulte qui ne fume pas soit présent.

Bébés prématurés

Avoir un bébé prématuré est souvent une grande source d'inquiétude pour les parents, surtout si leur bébé doit être hospitalisé. Pour traverser ce moment difficile, n'hésitez pas à poser toutes les questions qui vous préoccupent au personnel de soin, et à demander de l'aide à vos proches.

Cette section répond à certaines des questions que les personnes concernées se posent fréquemment en cas de naissance prématurée :

Ces renseignements ont été validés par les experts de l’unité mère-enfant du CHUM.

Quand un bébé est-il considéré comme prématuré?

On considère qu'un bébé est prématuré (né prématurément ou né avant terme) lorsqu'il est né avant la 37e semaine de grossesse.

Quelles sont les causes d'accouchement prématuré?

Certains facteurs peuvent augmenter le risque d'accoucher de façon prématurée, par exemple des problèmes médicaux (diabète, infection), une grossesse multiple, l'âge de la mère (plus de 35 ans ou moins de 19 ans), la consommation de tabac, etc. Dans certains cas, la cause est inconnue.

Quels sont les problèmes de santé des bébés prématurés?

Lorsqu'un bébé naît avant la fin de la grossesse, il n'a pas toutes ses capacités, car il n'a pas complètement terminé de développer ses poumons, son cœur, son sang, son cerveau et son système immunitaire. De plus, il manque encore de réserves de graisse et de sucre. C'est pourquoi il se peut qu'il soit hospitalisé plusieurs jours ou plusieurs semaines.

Quels soins doivent recevoir les bébés prématurés?

En raison du manque de maturité de leurs différents systèmes (alimentaire, digestif, respiratoire, nerveux, visuel), les bébés prématurés peuvent avoir besoin du support de différents appareils.

Comme la jaunisse est fréquente, on peut l'exposer à de la lumière dans un incubateur ou un berceau (photothérapie).

Il est également possible que votre bébé soit transféré dans l'unité de néonatalogie et qu'il soit placé dans un incubateur.

Lorsqu'un bébé naît avant 32 semaines à l’unité mère-enfant, il est transféré dans un autre hôpital, spécialisé dans l'accueil des prématurés.

Pourquoi doit-on mettre certains bébés dans un incubateur?

Si un bébé naît avant 35 semaines, il peut être placé dans un incubateur (ou couveuse), c'est-à-dire un appareil qui permet de maintenir une chaleur et une humidité constantes et d'assurer un plus grand apport en oxygène.

Le contact peau à peau et les soins kangourou (voir ci-dessous) peuvent contribuer grandement au développement physique et émotionnel des bébés prématurés et parfois limiter le recours à l'incubateur.

Puis-je avoir un contact avec mon bébé prématuré?

Vous pouvez rester autant que vous le souhaitez avec votre bébé. Dès que son état de santé le permettra, vous pourrez participer aux soins de votre bébé, le prendre contre vous et le nourrir.

  • Contact : il est bon de bercer votre bébé, de le toucher et de lui chanter des chansons.
  • Peau à peau : le contact peau à peau avec la mère ou le père est très utile pour rassurer votre bébé. Il peut être impressionnant de voir votre bébé, si petit, avec des tubes, mais cela ne doit pas vous empêcher de le mettre contre vous. N'hésitez pas à demander de l'aide pour prendre votre bébé et bien le positionner.
  • Kangourou : les soins kangourou (ou méthode mère kangourou) consistent à porter de manière continue le bébé prématuré sur la poitrine en contact direct avec la peau de la maman ou de l'autre parent. Différentes études ont démontré que cette méthode permet d'améliorer l'état de santé des bébés prématurés, favorise leur croissance, diminue les risques d'infection néonatale et d'hypothermie, favorise l'attachement parent-enfant, et diminue la durée du séjour à l'hôpital. N'hésitez pas à demander conseil à l'équipe du Centre des naissances à ce sujet.
  • Allaitement : le lait maternel répond parfaitement aux besoins du bébé : il est adapté à l'âge de gestation du bébé (nombre de semaines de grossesse), il le protège contre les infections et renforce le lien d'attachement avec votre bébé. Offrir dès les premiers jours votre lait à votre bébé est grandement encouragé. S'il n'est pas encore capable de téter, vous pouvez exprimer (extraire) votre lait. Le personnel du Centre des naissances du CHUM peut vous aider au besoin.

Mon bébé va-t-il avoir des séquelles?

La majorité des bébés prématurés se développeront bien et n'auront pas (ou peu) de séquelles. Cependant, les prématurés doivent récupérer les semaines de développement qui leur ont manqué dans le ventre de leur mère. Cela se fera lentement jusque vers l'âge de 2 ans.

Certains prématurés pourront présenter des difficultés de motricité (marche, manipulation des objets), d'attention, de langage, d'apprentissage, de vue ou d'audition. Si le médecin pense que votre nouveau-né risque d'avoir des séquelles, il en discutera avec vous.

Où puis-je trouver du soutien?

Vos proches peuvent vous apporter un soutien précieux, par exemple faire pour vous certaines tâches ménagères, vous conduire au Centre des naissances, parler avec vous de la situation que vous vivez.

Les psychologues et les travailleuses sociales du Centre des naissances du CHUM peuvent aussi vous aider. Différents types de soutien sont proposés :

  • écoute,
  • aide financière pour l'achat d'un tire-lait électrique,
  • accompagnement dans les démarches pour l'obtention de la prestation spéciale de l'assurance-emploi pour les parents d'enfants gravement malades,
  • information sur les ressources en allaitement (consultante en allaitement),
  • etc.

Vous pouvez également trouver du soutien et des informations auprès de l'Association québécoise pour les enfants prématurés, Préma-Québec : www.premaquebec.ca.

Prendre soin de soi

Après votre sortie de l'hôpital, il est recommandé de limiter vos activités et de vous reposer. Mieux vaut laisser à une autre personne les activités qui peuvent occasionner de la fatigue, comme passer l'aspirateur, et vous consacrer à prendre soin de votre bébé et de vous-même.

Vous trouverez dans cette section des réponses aux questions que vous pouvez vous poser concernant les façons de faire le plein d'énergie et reprendre l'activité physique après votre accouchement. Ces informations ont été validées par les experts de l’unité mère-enfant du CHUM.

Pourquoi suis-je déprimée?

Après la naissance de votre bébé, et même si vous êtes très heureuse d'être mère, il est normal d'avoir des sautes d'humeur et même parfois d'avoir envie de pleurer. Cela est dû à la fatigue et aux changements hormonaux qui se produisent dans votre corps.

La majorité des femmes passent par cette phase de déprime, qu'on appelle aussi baby blues, et qui dure généralement d'une à deux semaines.

Trucs pour surmonter la déprime

  • Parlez à un proche de ce que vous ressentez.
  • Faites garder votre enfant de temps en temps.
  • Dormez dès que vous le pouvez.
  • Essayez d'obtenir un peu plus d'aide de la part de votre conjoint ou de vos proches.
  • Allez faire une promenade.
  • Faites des activités avec votre bébé.
  • Portez votre bébé peau contre peau.
  • Prenez soin de vous.

Consulter un médecin

Généralement, la déprime disparaît d'elle-même. Cependant, il est préférable de consulter un médecin ou un psychologue si vous avez les symptômes suivants :

  • vous vous sentez malheureuse tous les jours depuis plusieurs semaines;
  • vous avez moins d'intérêt pour votre bébé;
  • vous avez perdu l'appétit et vous faites de l'insomnie.

Ces symptômes peuvent être le signe de ce que l'on appelle une dépression post partum. Faire appel à un professionnel vous aidera à retrouver le sourire.

Je n'ai aucune énergie, est-ce normal?

Après l'accouchement, il est tout à fait normal de se sentir fatiguée. Retrouver votre niveau d'énergie habituel prendra sûrement quelques semaines.

Pour vous remettre sur pied, il est important de :

  • vous reposer durant les quelques jours qui suivent la naissance;
  • dormir dès que votre bébé dort. Selon vos besoins, vous pouvez faire la sieste deux fois par jour et même plus; faire une sieste est utile tant que le bébé ne fait pas ses nuits;
  • demander à votre conjoint ou à une autre personne proche de participer aux tâches quotidiennes (ménage, cuisine, épicerie, soin des autres enfants) pendant les premières semaines.

Quand puis-je reprendre le sport après l'accouchement?

Dès que vous vous sentez en forme, n'hésitez pas à sortir de la maison pour faire des petites promenades. Au début, vous pourrez vous sentir fatiguée rapidement et soudainement, alors n'allez pas trop vite.

En général, il est préférable d'attendre de quelques jours à quelques semaines avant de reprendre l'exercice. Cependant, la date de reprise dépend de chacune et de l'activité ou du sport. Déterminez le moment qui vous convient avec votre médecin ou un professionnel de la santé.

Il est important de reprendre progressivement toute activité sportive. Durant la grossesse, une hormone appelée relaxine est produite en grande quantité. Cette hormone peut augmenter le risque de blessures aux tendons et aux articulations, particulièrement au cours d'une activité physique intense (course à pied, ski alpin, tennis, soccer, etc.).

Il est également recommandé d'éviter de reprendre les sports qui nécessitent des sauts (course, soccer, etc.) tant que votre plancher pelvien n'est pas suffisamment renforcé (c'est-à-dire que vous avez une fuite urinaire à la toux, à l'éternuement ou au rire).

En cas de doute, consultez un physiothérapeute ou demandez conseil à votre médecin.

Y a-t-il des exercices physiques à favoriser après l'accouchement?

Dès l'accouchement, il est recommandé de faire des exercices qui renforcent les muscles du plancher pelvien et du ventre.

Vidéo

Puis-je faire de l'activité physique avec mon bébé?

Bouger peut être l'occasion de passer un bon moment avec ceux que vous aimez!

Vous pouvez faire plusieurs activités avec votre bébé.

  • Marche avec poussette
  • Aquaforme avec bébé
  • Pilates avec bébé
  • Danse avec bébé
  • Randonnée avec porte-bébé
  • Vélo avec remorque

Avantages

  • Pas besoin de gardienne
  • Permet de passer un bon moment avec votre bébé

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le document Jouer aux exercices! - Jeux et exercices pour parents et enfants

Choix d'un porte-bébé

Si vous portez votre bébé contre vous, choisissez le porte-bébé qui vous convient : le bébé peut être devant ou derrière vous, mais il doit être collé à votre corps.
Assurez-vous que votre bébé est installé correctement, qu'il ne risque pas de tomber ou de recevoir un coup et que sa tête et son cou sont bien soutenus.

Où pratiquer?

Le Centre des naissances du CHUM a répertorié pour vous les activités offertes dans les centres communautaires, les piscines et les parcs durant la grossesse et après l'accouchement, dans trois territoires de Montréal :
Hochelaga-Maisonneuve/Rosemont,
Petite-Patrie/Villeray,
Saint-Louis-du-Parc/Plateau Mont-Royal/Faubourg.

Peut-on faire du sport quand on allaite?

Il est tout à fait possible de faire du sport quand on allaite. L'activité physique n'a pas d'effet négatif sur la qualité et la quantité de lait produit.

Voici quelques conseils :

  • Choisissez de bouger lorsque vos seins sont moins lourds, soit :
    • tout de suite après la tétée;
    • après avoir extrait votre lait.
  • Portez un soutien-gorge avec un bon support, mais sans compression.
  • Buvez beaucoup pendant (toutes les 15 minutes) et après l'exercice.

Puis-je aller à la piscine après l'accouchement?

Après l'accouchement, il est recommandé d'attendre six semaines avant d'aller à la piscine publique ou dans un spa, pour éviter tout risque d'infection. Assurez-vous également de ne plus avoir de perte sanguine et que toute cicatrice est guérie.

Parlez-en à votre médecin!

Comment perdre du poids après l'accouchement?

La majorité des femmes reprennent leur poids habituel quelques mois après l'accouchement. La solution : être patiente et adopter un mode de vie sain. Cela se traduira par de petites décisions au quotidien qui vous aideront à bien manger et à bouger plus.

Il est très important de ne pas maigrir trop rapidement pour votre santé et celle de bébé. En effet, une perte de poids trop rapide, plus de 2 kg par mois (4 lb), affectera votre production de lait et votre niveau d'énergie.

Perdre de 0,5 à 2 kg (de 1 à 4 lb) par mois est un objectif raisonnable.

Suivre un régime strict et utiliser des diètes liquides ou des médicaments favorisant la perte de poids est toujours déconseillé, d'autant plus lorsque que vous allaitez.

Trucs pour reprendre votre poids habituel

1. Mangez équilibré :

  • Assurez-vous de consommer des aliments de tous les groupes alimentaires.
    • Au déjeuner : fruits, produits céréaliers, un produit laitier.
    • Au dîner : légumes, produits céréaliers, une viande ou substitut, un fruit.
    • Au souper : légumes, produits céréaliers, une viande ou substitut, un produit laitier.
  • Mangez des fruits et des légumes colorés, car ils contiennent plus de vitamines.
  • Choisissez des produits céréaliers à grains entiers, car ils sont plus riches en fibres et aident à mieux contrôler votre appétit.
  • Optez pour des produits laitiers contenant 2 % ou moins de matières grasses.
  • Mangez des substituts de viande pour varier votre alimentation, comme le poisson (deux fois par semaine) et les légumineuses (une fois par semaine), en général moins riches en gras
  • Prenez des collations santé, au besoin, afin d'éviter les longues périodes sans manger

Pour plus de renseignements, consultez le Guide alimentaire canadien.

2. Respectez votre appétit :

  • Évitez de rester sans manger plus de quatre heures et mangez une collation, au besoin. Cela vous évitera d'arriver trop affamé au repas et de trop manger.
  • Mangez lentement : il faut environ 20 minutes pour que le cerveau reçoive un signal indiquant que vous n'avez plus faim. En mangeant trop rapidement, on peut donc avaler une plus grande quantité d'aliments avant même de se rendre compte qu'on n'a plus faim!

3. Buvez suffisamment d'eau.

4. Bougez chaque jour : il est recommandé de faire 30 minutes d'activité physique d'intensité moyenne par jour. Ces 30 minutes peuvent être décomposées. Par exemple, vous pouvez :

  • marcher avec votre bébé dans votre quartier;
  • monter les escaliers au lieu de prendre l'ascenseur;
  • aller faire vos courses à pied;
  • faire une activité extérieure la fin de semaine;;
  • faire des étirements le matin ou avant de vous coucher.

Prendre soin du bébé

L'arrivée de votre enfant entraîne des changements dans votre vie. Cette étape vous demande beaucoup d'adaptation pour vous, votre couple et votre famille. Il se peut que vous vous sentiez un peu perdue par rapport aux besoins de votre bébé et à vos propres émotions. C'est tout à fait normal, alors soyez patiente et donnez-vous le temps de vous adapter à votre nouveau rôle de mère. Faites appel aux ressources disponibles, au besoin.

Cette section vise à vous aider à composer avec cette période de transition pour que vous profitiez au mieux de votre maternité. Elle répondra à plusieurs questions. Si vous avez besoin de conseils, vous pouvez communiquer avec la Ligne Parents : Téléphone : 1 800 361-5085 (service en français et en anglais, 24 heures/7 jours, gratuit et confidentiel)

Site Internet : www.ligneparents.com

Mon bébé pleure, que faire?

Chez le bébé, les pleurs sont le seul moyen de communication. Ils peuvent indiquer :

  • qu'il a faim,
  • qu'il a besoin de faire un rot,
  • que sa couche est souillée,
  • qu'il a besoin d'affection,
  • qu'il est fatigué;
  • qu'il a mal au ventre,
  • qu'il a trop chaud ou trop froid.

Quelle que soit la raison de ses pleurs, votre bébé a besoin que vous vous occupiez de lui. Cela ne le gâtera pas, mais lui apprendra que vous êtes prêt à répondre à ses besoins.

Parfois, il peut arriver que vous ne compreniez pas pourquoi votre bébé pleure. Dans ce cas, restez calme pour l'apaiser.

Trucs apaisants

  • Prenez-le contre vous, et bercez-le
  • Donnez-lui le sein
  • Faites-lui faire un tour de poussette
  • Chantez-lui une chanson en le berçant
  • Donnez-lui un bain
  • Pratiquer le contact peau à peau

Coliques

On connaît mal la cause des coliques. Peu importe le mode d'alimentation de votre bébé, celui-ci peut avoir des coliques. Elles apparaissent en général autour de la deuxième ou troisième semaine, et diminuent beaucoup à partir du troisième ou du quatrième mois.

Des pleurs intenses, qui se produisent pendant plus de trois heures par jour, surtout en fin de journée ou en soirée et généralement à la même heure chez un bébé en bonne santé, peuvent être le signe que votre bébé a des coliques. D'autres signes apparaissent également : son visage devient rouge, ses poings se ferment et ses cuisses se replient sur son ventre tendu.

Vous pouvez consulter un médecin pour établir le diagnostic de colique, mais les médicaments ne sont pas recommandés.

Pour apaiser votre bébé, vous pouvez le placer sur votre avant-bras de la façon suivante :

  • son ventre doit contre votre bras ;
  • son dos doit être contre votre ventre;
  • sa tête doit être au creux de votre coude;
  • votre main doit être entre ses jambes.

Fragile : ne pas secouer!

Surtout, ne secouez jamais votre bébé!

« Consultez notre section Comment éviter d'en arriver à secouer votre bébé »

Puis-je masser mon bébé et comment?

Masser votre bébé permet de renforcer vos interactions avec lui et contribue à son développement. Si vous souhaitez masser votre tout-petit, il est recommandé d'apprendre les techniques de massage auprès d'un instructeur certifié en massage de nourrissons.

Si vous désirez en savoir plus, le site Internet Naître et grandir décrit les avantages du massage et les principes à respecter.

Vous pouvez également y visionner la vidéo d'une séance de massage.

Le contact peau à peau est-il utile et comment s'y prendre?

Le contact peau à peau consiste à déposer le nouveau-né nu contre le thorax dénudé du père ou de la mère. Les bénéfices du contact peau à peau sont multiples, aussi bien pour le bébé que pour la mère et le père.

Au Centre des naissances du CHUM, cette pratique est privilégiée pour tous les bébés lorsque l'état de santé du nouveau-né et de la mère le permet, qu'il s'agisse d'un bébé allaité, nourri aux préparations commerciales pour nourrisson, nés par voie vaginale ou par césarienne.

Le premier contact peau à peau est encouragé dès la naissance, particulièrement auprès de la mère et poursuivi selon les désirs des parents. Cette pratique ne se limite pas à l'heure qui suit la naissance. Il peut être répété aussi souvent que souhaité durant le séjour à l'hôpital et au retour à la maison.

Bénéfices pour la mère et le nouveau-né

  • Facilite la transition après la naissance
  • Favorise la détente après l'accouchement
  • Maintient la température du bébé grâce à la chaleur qui se dégage de votre peau
  • Stabilise la glycémie (taux de sucre sanguin), les battements de cœur et la respiration du bébé
  • Augmente le sentiment de sécurité : le bébé reconnaît bien les battements de votre cœur et votre odeur
  • Procure un effet calmant : le bébé pleure moins
  • Renforce l'instinct du bébé à prendre le sein
  • Facilite la prise du sein et l'allaitement
  • Prévient les saignements (hémorragie) de l'utérus
  • Favorise la production de lait maternel
  • Permet au bébé d'apprivoiser le toucher humain
  • Favorise le sentiment d'attachement
  • Favorise le sentiment de confiance maternelle

Bénéfices pour le père

  • Favorise le sentiment d'attachement
  • Favorise le sentiment de confiance du père
  • Permet d'augmenter la sensibilité aux besoins du bébé
  • Favorise une relation privilégiée
  • Facilite la découverte de l'autre

Comment soigner le nombril de mon bébé?

À la naissance, on coupe le cordon ombilical, puis on installe une petite pince en plastique à deux ou trois centimètres de l'abdomen du nourrisson. Après deux ou trois jours, le cordon est assez sec pour que l'on puisse retirer la pince.

Soins

Au cours de votre séjour au Centre des naissances du CHUM, les professionnels de la santé vous enseigneront comment prendre soin du cordon ombilical. Il est important de poursuivre les soins au retour à la maison. Attention de bien vous laver les mains avant!

  • Nettoyez la base du cordon trois fois par jour avec des coton-tige imbibés d'eau, en veillant à retirer tous les débris.
    Ne vous inquiétez pas, cela ne fera pas mal à votre bébé.
    Remarque : n'utilisez pas d'alcool, car cela retarde la chute du cordon
  • Séchez bien toutes les surfaces en utilisant des coton-tige secs. Faites-le aussi après le bain.
  • Assurez-vous que la couche est bien repliée en dessous du nombril pour qu'elle ne le frotte pas.
  • Ne couvrez pas le nombril d'une compresse.
  • Il doit rester propre et sec pour éviter les infections.

Chute du cordon

Le cordon ombilical devient de plus en plus foncé en séchant, et finit par tomber tout seul, entre le 7e et le 20e jour de vie. Il peut parfois prendre un mois pour tomber.

Parfois, le cordon reste à moitié détaché pendant deux à trois jours et on peut voir quelques traces de sang. Ce n'est pas grave : le cordon va finir par tomber tout seul.

Quand consulter un médecin

Il peut être nécessaire de consulter un médecin dans les cas suivants :

  • écoulement de sang ou de pus à la base du cordon;
  • odeur inhabituelle;
  • rougeur persistante autour de la base du cordon;
  • enflure autour de la base du cordon;
  • persistance du cordon au-delà de un mois de vie;
  • saignements persistants après la chute du cordon;
  • mauvaise cicatrisation du nombril après la chute du cordon;
  • fièvre (température à l'aisselle au-delà de 37,3 °C; température rectale au-delà 38 °C).

Comment donner le bain?

Généralement, les nouveau-nés aiment être baignés : n'oubliez pas que votre bébé a passé neuf mois dans du liquide dans votre ventre!

Quand donner le bain?

  • Vous pouvez donner le bain n'importe quand dans la journée, quand votre bébé est réveillé.
  • Vous pouvez donner un bain à votre bébé, même si son cordon ombilical n'est pas encore tombé. L'important est de bien le sécher à la sortie du bain. (Voir Comment soigner le nombril de mon bébé?)
  • Il n'est pas nécessaire de donner un bain tous les jours. Tous les deux ou trois jours est suffisant car le savon enlève la protection naturelle de sa peau. Cependant, assurez-vous de nettoyer sa figure, son cou, à la débarbouillette tous les jours. Ses fesses et ses organes génitaux doivent être nettoyés à chaque changement de couche.
  • Lavez les cheveux de votre bébé une ou deux fois par semaine maximum, avec du savon doux ou un peu de shampooing pour bébé.

Où donner le bain?

  • La pièce où vous baignez votre bébé doit avoir une température se situant entre 22 et 24 °C (entre 72 et 75 ºF).
  • Utilisez une baignoire en plastique pour bébé, un évier ou un lavabo propre.
  • Ajoutez de 8 à 12 cm (3 à 5 po) d'eau à 37 °C avant de déposer doucement votre bébé.

Attention : ne remplissez pas la baignoire lorsque votre bébé s'y trouve afin de ne pas le brûler, au cas où la température de l'eau changerait. Vérifiez toujours la température avant de tremper votre bébé!

Comment donner le bain?

  • ATTENTION la surveillance doit être constante pendant le bain!
  • Préparez à l'avance tout ce dont vous avez besoin :
    débarbouillette,
    serviette,
    savon blanc doux non parfumé à ph neutre,
    shampoing pour bébé, au besoin,
    lotion hydratante,
    vaseline ou crème au zinc, au besoin,
    lime à ongles,
    couche,
    vêtements propres,
    coton-tige.
  • Si votre bébé a sali sa couche, lavez-lui les fesses avant de le plonger dans le bain.
  • Pour empêcher votre bébé de glisser, vous pouvez placer une petite serviette au fond de la baignoire.
  • N'ajoutez pas de bain moussant ni d'autres produits similaires qui peuvent causer des irritations.
  • Ne laissez jamais votre bébé sans surveillance, même pendant une seconde!
  • Pendant le bain, soutenez sa tête d'une main et lavez-le de l'autre.
  • Après le bain, séchez-le rapidement sans frotter, notamment dans les plis du cou et des cuisses.
  • Si sa peau est sèche, vous pouvez lui mettre de la lotion hydratante. La poudre n'est pas recommandée, car elle peut causer des problèmes respiratoires.

Laver les organes génitaux

  • Il faut laver les organes génitaux de votre bébé pendant le bain et à chaque changement de couche.
  • Pour les filles : nettoyez délicatement la vulve en écartant les grandes lèvres. Lavez de l'avant vers l'arrière. Ne nettoyez pas l'intérieur des petites lèvres
  • Pour les garçons : le prépuce n'est pas décollé du gland à la naissance. Il ne faut pas le forcer à se décoller pour une bonne hygiène.

Quand dois-je vacciner mon bébé?

La vaccination permet à votre enfant de produire des défenses (anticorps) qui le protègent contre des maladies. Les premiers vaccins sont normalement administrés à l'âge de deux mois. Vous pouvez créer le carnet de vaccination de votre enfant sur le site Internet de l'Agence de santé publique du Canada.

Voici les principales maladies contre lesquelles l'enfant reçoit des vaccins :

  • la diphtérie,
  • le pneumocoque,
  • le tétanos,
  • la coqueluche,
  • la poliomyélite,
  • l'Haemophilus influenzae de type b (Hib),
  • la rougeole,
  • la rubéole,
  • les oreillons,
  • l'hépatite B.

Au Québec il existe un calendrier de vaccination contre ces maladies. Les vaccins sont recommandés pour tous (non obligatoires) et sont offerts gratuitement. Votre enfant peut se faire vacciner au CLSC ou chez le médecin.

Pour plus de renseignements sur la vaccination des enfants, consultez le site Internet du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec ou le site Internet de la Société canadienne de pédiatrie.

Vaccin au Centre des naissances

Dans certains cas, un vaccin est administré pendant le séjour au Centre des naissances : le vaccin de l'hépatite B. Il est administré à votre bébé si vous êtes atteinte de la maladie.

Comment réagiront les frères et sœurs à la venue du bébé?

Quel que soit leur âge, vos enfants peuvent avoir des sentiments complexes à l'arrivée d'un nouveau membre dans la famille, ce qui est tout à fait normal.

  • Intérêt : l'enfant est attiré par le bébé, il a envie de le toucher, de lui donner des soins, de lui manifester des gestes d'amour.
  • Fierté : l'enfant se sent grand et responsable. Il est fier de présenter le bébé à son entourage.
  • Déception : l'enfant peut être déçu car le bébé ne correspond pas à ce qu'il avait imaginé (par exemple, il dort tout le temps et ne peut pas jouer). De plus, il peut être une source d'interdits frustrants (par exemple, il ne faut pas faire de bruit pour ne pas le réveiller).
  • Jalousie : l'enfant peut être jaloux du bébé qui capte toute l'attention, qui reçoit des cadeaux et qui lui prend « sa » place. Il souffre de ne plus être l'unique centre d'intérêt et craint de ne plus être aimé.

Trucs pour rassurer les frères et sœurs

  • Faites leur sentir les mouvements du bébé en plaçant leur main sur votre ventre.
  • Impliquez-les en leur demandant de vous aider à préparer la chambre du bébé ou à la décorer, par exemple avec des dessins.
  • Parlez de l'arrivée du bébé avec eux et expliquez-leur de quoi il aura besoin.
  • Dites-leur que vous les aimez et montrez-leur de l'affection.
  • Accordez-leur des moments d'attention privilégiée et demandez à vos proches de faire de même.
  • Impliquez-les dans les soins, si leur âge le permet.
  • Lorsque l'aîné démontre de l'agressivité, répondez-lui tendrement, tout en restant ferme.

Ressources après la naissance

Si vous éprouvez des difficultés avec votre enfant ou si vous vous posez des questions, plusieurs ressources sont à votre disposition.

CLSC

Les CLSC (centres locaux de services communautaires) vous donnent accès à des services en santé dans votre quartier, y compris des cours prénataux et des rencontres postnatales. Vous pouvez ainsi obtenir des conseils sur:

  • la grossesse,
  • les soins du bébé,
  • l'allaitement,
  • l'alimentation,
  • la vaccination,
  • l'éducation ou le comportement des enfants et la vie familiale.

Ligne Info-Santé

Service régional de réponse téléphonique offrant l'assistance d'une infirmière 24 heures/, 7 jours. Toute la population de la région peut s'adresser à ce service pour des questions de santé.

  • Téléphone : 8-1-1

LigneParents

Service d'aide et d'entraide pour les parents : information, soutien professionnel, entraide, forum.

Suivi postnatal

Après le séjour à l'hôpital, des suivis avec des professionnels de la santé sont nécessaires pour s'assurer que vous récupérez bien et que la santé de votre bébé est bonne. Des problèmes de santé peuvent vous amener à consulter en urgence après l'accouchement. Vous trouverez dans cette section les renseignements sur les différents suivis et les signaux d'alerte pour vous et votre bébé.

Suivi par une infirmière du CLSC

Une infirmière de votre CLSC prendra contact avec vous après votre sortie de l'hôpital. Dans certains cas, une visite à domicile aura lieu pour évaluer votre santé et votre bien-être, ainsi que la santé de votre bébé.

Signaux d'alerte après l'accouchement

Si vous présentez l'un de ces signes, consultez votre médecin ou présentez-vous aux urgences :

  • une température à 38,5 °C (101,3 °F) ou plus;
  • des douleurs abdominales importantes et persistantes;
  • une odeur forte des pertes sanguines;
  • des saignements importants (une serviette hygiénique remplie par heure);
  • des urines fréquentes et peu abondantes (pollakiurie);
  • de la douleur, de la rougeur, de la chaleur, un écoulement et une enflure (des seins, du périnée, de la plaie de césarienne, des membres inférieurs);
  • un baby-blues persistant (dépression, anxiété, difficultés à affronter la vie quotidienne).

Si votre bébé présente l'un de ces signes dans les sept premiers jours de vie, présentez-vous au Centre des naissances (en téléphonant avant de vous déplacer) :

  • température rectale : plus grande que 38,1 °C (100,5 °F)
  • selles :
    noires ou vert foncé après quatre jours de vie
    liquides comme de l'eau
    plus de 12 en 24 heures
  • urines :
    foncées ou moins de trois en 24 heures
  • peau et blanc des yeux : jaunes (ictériques)
  • allaitement :
    moins de huit tétées efficaces en 24 heures ou
    sommeil de six heures et plus entre les tétées
  • vomissements : plusieurs fois de suite
  • aspect général et comportement : tout changement soudain ou particulier

Si vous avez des inquiétudes au sujet de votre santé ou de celle de votre bébé, n'hésitez pas à communiquer avec l'infirmière de votre CLSC. Cliquez-ici pour trouver votre CLSC par code postal ou l'infirmière en clinique de périnatalité du Centre des naissances du CHUM au numéro de téléphone suivant : 514 890-8000, poste 36396, du lundi au vendredi de 8 h à 16 h ou l'équipe de soins de l'unité post partum du Centre des naissances du CHUM au numéro de téléphone suivant : 514 890-8000 poste 34332 (en dehors des heures de la clinique de périnatalité).

Suivi médical pour vous

Un rendez-vous doit être planifié pour une consultation six semaines après votre accouchement avec le médecin qui vous a suivi pendant votre grossesse. Si vous avez subi une césarienne, le suivi sera effectué à la clinique d'obstétrique du Centre des naissances du CHUM.

Cette consultation permet de vérifier si tous vos organes génitaux ont repris leur place et leur forme, et d'évaluer l'état de la plaie de césarienne. Si vous avez un problème, n'hésitez pas à en faire part à votre médecin au cours de ce rendez-vous. Si vous avez été suivie pour un diabète de grossesse, il est important de répéter le test de l'hyperglycémie orale provoquée entre la 6e semaine et le 6e mois après l'accouchement. Cela permet de savoir si une intolérance au glucose ou un diabète persiste. Dans ce cas, prenez rendez-vous à la clinique d'endocrinologie de pré et post-conception du CHUM, au numéro suivant : 514 890-8000, poste 32597. Une demande d'examen vous est remise avant votre sortie du Centre des naissances du CHUM.

Suivi médical pour le bébé

Un rendez-vous médical pour évaluer la santé de votre bébé devrait être pris dans les deux semaines suivant la sortie de l'hôpital. Le suivi peut être fait par un médecin de famille ou un pédiatre.

N'oubliez pas d'effectuer, à la maison, le prélèvement d'urine de votre bébé à 21 jours de vie. Le test permet de dépister des maladies héréditaires et de pouvoir les traiter assez rapidement. Les étapes à suivre sont indiquées dans les documents remis au moment du congé du bébé de l'hôpital (dépistage de maladies métaboliques héréditaires-urine).

Syndrome de sevrage du bébé

L'utilisation d'opiacés et l'utilisation d'un traitement de substitution aux opiacés (ex. : méthadone, suboxone) durant la grossesse peuvent avoir des effets sur le foetus, mais également sur le bébé à la naissance.

Voici des informations concernant ce que l'on appelle le « syndrome de sevrage du bébé » (ou sevrage néonatal). Ces renseignements ont été validés par les experts de l’unité mère-enfant du CHUM. Nous disposons d'une équipe de professionnels spécialisés dans les soins aux mères recevant un traitement de substitution aux opiacés ou utilisant des opiacés pendant la grossesse et à leur nouveau-né. Pour en savoir plus, consultez la section Spécialités cliniques de l’unité mère-enfant du CHUM.

Qu'est-ce que le syndrome de sevrage du bébé?

Le syndrome de sevrage du bébé (ou sevrage néonatal) désigne un ensemble de signes et de symptômes pouvant affecter les bébés nés de mères suivant un traitement de substitution aux opiacés ou utilisant des opiacés pendant leur grossesse. À la naissance, quand il ne reçoit plus d'opiacés, le bébé peut présenter des signes et des symptômes de sevrage (voir ci-dessous).

Quelles substances sont le plus souvent concernées?

  • codéine
  • dilaudid
  • fentanyl
  • héroïne
  • méthadone
  • mépéridine (Demerol®)
  • morphine
  • oxycodone
  • suboxone

Quels sont les symptômes du sevrage du bébé?

Les symptômes se manifestent généralement dans les 24 à 48 heures suivant la naissance, ou au courant de la première semaine de vie.

On peut constater par exemple : des pleurs excessifs et des cris stridents, des tremblements, des troubles du sommeil, des sursauts, de la fièvre, des vomissements, des difficultés d'alimentation, des diarrhées, etc.

La plupart du temps, les symptômes sont légers et diminuent au bout d'une semaine, mais il peut arriver que certains symptômes durent quelques semaines. Il arrive aussi que les symptômes s'atténuent puis s'aggravent de nouveau quelques jours plus tard.

Comment le traite-t-on?

Pour traiter le syndrome de sevrage du bébé, on favorise tout d'abord des méthodes non médicamenteuses que les parents peuvent facilement mettre en place dès la naissance du bébé.

On peut par exemple :

  • Favoriser le contact peau à peau;
  • Parler doucement;
  • Chanter;
  • Bercer doucement;
  • Diminuer les stimuli environnementaux (mouvements lents, diminution de l'éclairage et de bruit).

À noter : l'allaitement maternel est recommandé et sécuritaire pour les mères suivant un traitement de substitution aux opiacés, mais n'est pas recommandé pour les mères consommant d'autres substances.

Si les symptômes sont sévères, on peut donner au bébé certains médicaments, afin de favoriser un sommeil et une alimentation adéquats.

Comment le prévenir?

Si vous consommez des opiacés ou toute autre substance sans supervision médicale, il est important que vous en parliez avec un professionnel de la santé afin d'identifier les actions à mener pour diminuer les risques potentiels pour la grossesse et pour votre bébé.

Autres ressources

Unité de néonatalogie

Il arrive parfois que votre bébé ait besoin de soins particuliers tout de suite à la naissance ou dans les jours qui suivent. L’unité mère-enfant du CHUM est une unité spécialisée, celle de néonatalogie, où une équipe composée différents médecins et professionnels de la santé prend soin de votre bébé.

Pour en savoir plus, consultez la fiche santé « Le passage de notre bébé en néonatalogie ».

Qu'est-ce que l'unité de néonatalogie?

L'unité de néonatalogie est une unité qui offre des soins spécialisés aux bébés qui ont des besoins particuliers à la naissance, par exemple un séjour dans un incubateur qui le gardera au chaud, un tube qui permet de le nourrir sans qu'il ait besoin de téter ou des capteurs pour vérifier constamment les battements de son coeur.

L'équipe de néonatalogie comprend des médecins et des infirmières, mais aussi des psychologues et des travailleuses sociales, qui peuvent vous apporter un soutien psychologique en cas de besoin. N'hésitez pas à demander de l'aide.

Pourquoi mon bébé doit-il être suivi dans l'unité de néonatalogie?

Différentes raisons peuvent justifier le séjour de votre bébé dans l'unité de néonatalogie, par exemple une naissance prématurée, une jaunisse, un taux de sucre dans le sang trop bas (hypoglycémie), des problèmes respiratoires, ou une infection.

Parfois, le bébé doit être emmené dans l'unité néonatale tout de suite après la naissance, parfois quelques heures, voire quelques jours plus tard.

Combien de temps mon bébé passera-t-il en néonatologie?

La durée du séjour de votre bébé en néonatalogie dépend de son état de santé. Il peut y rester quelques heures ou plusieurs jours, selon les cas.

Comment se déroule le séjour sur le plan pratique?

  • Vous pouvez rester en tout temps avec votre bébé.
  • Il est demandé de limiter vos déplacements à l'intérieur de l'unité néonatale pour respecter l'intimité des autres parents et de leur bébé.
  • L'unité de néonatalogie comprend des chaises berçantes et des paravents.
  • Des chambres d'accueil sont disponibles pour vous permettre de vous reposer et de dormir. Elles peuvent être partagées tour à tour entre les parents qui en font la demande.
  • La nourriture et les breuvages ne sont pas admis dans l'unité, mais les chambres d'accueil ont un frigo.
  • Vous devez apporter des couches, car elles ne sont pas fournies.
  • Les plantes et les fleurs ne sont pas autorisées.
  • Pour éviter tout risque pour le bébé, aucun jouet ni toutou ne peut être placé dans les incubateurs ou sur les lits.
  • Des douches sont à votre disposition.

Que puis-je faire pour aider mon bébé?

  • Contact :il est bon de bercer votre bébé, de le toucher, de le promener et de lui chanter des chansons.
  • Peau à peau : le contact peau à peau avec la mère ou le père est très utile pour rassurer votre bébé. Il présente également d'autres bienfaits pour la mère et le bébé. En cas de besoin, on peut vous prêter un chandail spécial. N'hésitez pas à le demander. Pour en savoir plus, consultez notre fiche santé « Le contact peau à peau, un plaisir partagé ».
  • Allaitement : le lait maternel est tout à fait adapté aux besoins du bébé, même s'il est prématuré. Lui offrir votre lait dès les premiers jours est très bon pour lui.

Les visites des proches sont-elles autorisées?

Les frères et sœurs, les grands-parents et les amis sont les bienvenus, sauf les personnes malades ou ayant été en contact avec une personne atteinte d'une maladie contagieuse (varicelle, grippe, gastro, etc.).

Il est possible que les infirmières demandent à vos proches de revenir plus tard, par exemple lorsque l'unité néonatale sera moins achalandée.

Les visites sont limitées à trois personnes à la fois (incluant les parents) et tout le monde doit porter une jaquette d'hôpital et se laver les mains avant d'entrer dans l'unité.

 

DEUIL PÉRINATAL

Perdre un bébé, pendant la grossesse ou durant les semaines qui suivent la naissance, est un événement bouleversant pour tous les parents endeuillés. 

Aider un proche

Il peut être difficile pour l'entourage de comprendre ce que ressentent les parents lorsqu'ils perdent leur enfant. Souvent, les proches se sentent démunis et impuissants devant la douleur et la colère des parents, et ne savent pas quoi dire ou quoi faire.

Autant il est inutile d'essayer de trouver les mots magiques pour soutenir les parents, autant il est important d'être à l'écoute de leurs besoins et de garder en tête que le deuil varie d'une personne à l'autre.

Cette section vise à vous aider à soutenir un parent qui vit un deuil :

Ces renseignements ont été validés par les experts de l’unité mère-enfant du CHUM.

De quoi a besoin un parent qui vit un deuil?

Les parents ont généralement besoin d'un soutien émotionnel après l'annonce du décès de leur bébé. Les écouter, être disponible pour eux, accueillir leur peine et respecter leur rythme de deuil sont de bonnes façons de les aider.

Les parents qui vivent un deuil ont souvent besoin d'appui sur le plan pratique et matériel. N'hésitez pas à proposer votre aide, par exemple pour :

  • assurer les formalités administratives nécessaires;
  • organiser les funérailles;
  • garder leurs autres enfants;
  • faire la cuisine;
  • s'occuper de la maison;
  • prendre soin des animaux;
  • etc.

Dois-je éviter le sujet?

Les parents estiment important pour eux que leur entourage reconnaisse leur perte et ne la minimise pas, quel que soit l'âge ou l'âge gestationnel (nombre de semaines de grossesse) du bébé décédé. Il est important de les écouter et de les laisser parler de leur peine ou de leur enfant sans pour autant les bombarder de questions.

Formulations à privilégier :

  • Je suis désolé(e).
  • Je suis triste pour vous.
  • Voulez-vous en parler?
  • De quoi avez-vous besoin?
  • Puis-je vous aider à faire?

Formulations à éviter :

  • C'est juste une fausse couche.
  • C'est pour le mieux, il n'aurait pas été normal.
  • Mieux vaut votre bébé soit mort avant que vous ayez appris à bien le connaître.
  • Vous êtes jeunes, vous pouvez en avoir un autre.
  • Le temps guérit tout.
  • Arrêtez d'y penser, il faut tourner la page.

Bien sûr, le plus important est d'être à l'écoute des parents et de respecter leur désir de parler ou, dans certains cas, de ne pas parler de ce qu'ils vivent. Certains parents préfèrent s'isoler au début du deuil. Respectez leur choix.

Faire son deuil

Vivre un deuil périnatal est une épreuve difficile. Les recherches indiquent que les parents peuvent ressentir une lourde perte même s'ils n'ont pas connu leur bébé et que leur chagrin peut être aussi intense que pour la mort d'un être ayant vécu.

Le deuil comporte généralement plusieurs phases au cours desquelles la personne touchée peut vivre différentes réactions émotionnelles. Il est important de se rappeler et d'accepter qu'éprouver de la douleur à la suite de la perte d'un être cher est une réaction normale et universelle.

Cette section vise à vous aider à traverser le deuil en répondant aux questions que vous pourriez vous poser :

Ces renseignements ont été validés par les experts de l’unité mère-enfant du CHUM.

Quelle est la durée d’un deuil?

La période de deuil varie beaucoup d'une personne à l'autre et il est impossible de déterminer une durée qui serait soi-disant « normale ».

Des recherches montrent toutefois que l'intensité des émotions est généralement plus forte durant les six mois qui suivent le décès. Certains événements comme la date d'anniversaire de naissance ou les fêtes de famille peuvent raviver la douleur.

Si, durant le processus de deuil, vous en ressentez le besoin, il peut être utile de demander de l'aide à un professionnel de la santé ou à une association de soutien.

Quel type d'émotions vais-je ressentir?

Les émotions ressenties peuvent être très diverses et elles varient d'une personne à l'autre. Il est important de les reconnaître et de les partager avec vos proches afin de ne pas vous sentir seule.

Les psychologues qui ont étudié le deuil périnatal ont constaté que la plupart des parents passaient par les phases suivantes :

  1. Le choc : durant cette phase, les parents refusent la réalité. Ils sont souvent confus, anxieux et ont un sentiment d'irréalité;
  2. La révolte : durant cette phase, les parents cherchent une explication ou un coupable. Ils ressentent souvent de la colère, de la frustration, de la culpabilité, de l'agressivité et ont tendance à s'isoler;
  3. La désorganisation : durant cette phase, les parents prennent conscience du caractère définitif de la perte. Les émotions ressenties sont généralement l'anxiété, la peur, l'impuissance, la douleur, le chagrin, la jalousie envers les autres parents. La communication peut devenir difficile entre les conjoints, chacun se repliant sur lui-même;
  4. Le désespoir : cette phase est celle de la véritable prise de conscience de la perte. Elle est généralement caractérisée par la tristesse, le repli sur soi, l'insomnie, la difficulté à se concentrer, les états dépressifs;
  5. La réorganisation ou l'adaptation : à cette étape, les parents commencent à accepter la perte et tentent de redonner du sens à leur vie, s'engagent de nouveau dans des activités. Les sentiments de douleur et d'anxiété sont toujours présents, mais ils sont moins forts et moins fréquents.

Ces phases peuvent se chevaucher et ne sont pas forcément vécues dans le même ordre ou avec la même intensité par tout le monde. Une personne peut même passer d'une phase à l'autre, puis revenir à une phase antérieure.

En plus des émotions, il est possible d'éprouver des réactions physiques comme de la tension musculaire, une diminution de l'appétit, un changement du désir sexuel, de la fatigue ou une perte d'énergie, une modification des habitudes de sommeil?

Souvent, les hommes et les femmes ne vivent pas le deuil de la même façon. En effet, le lien affectif entre la femme et le bébé est souvent présent dès le début de la grossesse, alors que l'homme développe plutôt ce lien quand les signes de la présence du bébé sont tangibles (au 2e ou 3e trimestre ou même à la naissance). La réaction d'un homme à une fausse-couche, par exemple, peut être très différente de celle de la femme. De plus, la manifestation des émotions, et les stratégies d'adaptation au deuil peuvent être différentes. Certaines personnes peuvent avoir besoin de solitude et souhaiter se plonger dans des activités, tandis que d'autres ont besoin de parler et de se reposer. Il est important de ne pas juger la façon dont votre partenaire vit son deuil, même si elle est très différente de la vôtre et si elle vous paraît incompréhensible.

En cas de besoin, n'hésitez pas à demander de l'aide à un professionnel de la santé ou à une association de soutien.

Qu'est-ce qui pourrait m'aider à vivre mon deuil?

Pour réussir à surmonter votre deuil, la première étape est de reconnaître votre droit à avoir de la peine, et de vous donner du temps. Il peut aussi être utile de chercher du soutien auprès de gens en qui vous avez confiance et par qui vous vous sentez écouté.

Certaines associations proposent des forums de discussions ou des rencontres entre parents qui vivent la même situation.

Par ailleurs, pratiquer une activité physique peut aussi vous aider à relâcher les tensions et à vous sentir mieux.

Dois-je parler aux frères et sœurs?

On recommande généralement de faire l'annonce de la perte dès que possible, à tous les enfants en même temps, de les laisser en parler librement et de répondre à leurs questions.

Chez les enfants, la compréhension de la mort évolue en fonction de l'âge. Avant 2 ans, il est presque impossible de leur en parler. Partir de ce que votre enfant sait déjà ou de ce qu'il veut savoir peut être une bonne façon d'aborder le sujet.

Dans tous les cas, il faut faire attention aux mots employés afin d'éviter la confusion (les expressions comme « bébé fait dodo », par exemple, sont à éviter). Le mieux est de donner des explications courtes, simples et vraies (par exemple « bébé est mort »). De plus, vos enfants sentent généralement que vous êtes triste. Mieux vaut donc en parler et essayer de les rassurer qu'éviter le sujet.

Comment aider mes autres enfants à faire leur deuil?

Les enfants de la famille vivront eux aussi le deuil périnatal et la réaction de leurs parents influencera leur cheminement. Ils peuvent eux aussi ressentir des émotions difficiles, par exemple :

  • être inquiets pour le bien-être de leurs parents;
  • se sentir abandonnés;
  • se sentir coupables d'avoir souhaité la mort du bébé;
  • avoir peur que leurs parents meurent, etc.

La meilleure façon d'aider vos autres enfants dépend de leur âge :

  • Avant 2 ans, les enfants ne comprennent pas la notion de mort. Toutefois, ils peuvent percevoir vos changements émotionnels et cela peut leur faire ressentir de l'insécurité. Il est donc recommandé de maintenir une routine quotidienne rassurante.
  • Entre 3 et 5 ans, les enfants perçoivent généralement la mort comme temporaire et ils la confondent parfois avec le sommeil. Il faut donc leur donner des explications simples et vraies.
  • Entre 6 et 12 ans, les enfants comprennent que la mort est irréversible. Il faut donc être rassurant et écouter leur chagrin.
  • Les adolescents, même s'ils peuvent sembler indifférents, sont parfois amenés à se poser des questions existentielles sur le sens de la vie et de la mort. Leur proposer de participer à des groupes d'entraide peut être utile.

Comment épauler mon partenaire?

La mort d'un bébé constitue une épreuve importante pour le couple. Comme les partenaires ne vivent pas les phases du deuil de la même façon ou avec la même intensité, ils peuvent se rapprocher ou s'éloigner.

Parmi les difficultés, on peut observer :

  • une mauvaise interprétation des émotions de l'autre;
  • de la colère dirigée vers l'autre parent;
  • de l'incompréhension et des problèmes de communication;
  • une baisse de l'intimité et une perturbation des activités sexuelles.

Pour aider votre partenaire, il est important d'être à l'écoute de ses émotions et de ne pas les comparer aux vôtres. Il faut aussi lui exprimer ce que vous ressentez sans agressivité. N'oubliez pas que cette période est difficile pour vous deux.

Comment faire face aux réactions des gens?

Le malaise que ressentent les gens face à votre deuil peut les rendre très maladroits lorsqu'ils s'adressent à vous, malgré de bonnes intentions. Certaines personnes pourraient être mal à l'aise en vous parlant et faire des commentaires ou vous poser des questions qui vous semblent déplacés. La plupart des gens ne savent tout simplement pas comment réagir à votre chagrin.

Il est donc important de parler librement de ce que vous ressentez et d'exprimer vos besoins. Cela permettra à votre entourage de comprendre ce que vous vivez, de mieux interagir avec vous et de vous apporter le soutien nécessaire.

Comment aborder une nouvelle grossesse?

Il n'existe pas de lignes directrices médicales sur le meilleur moment pour débuter une nouvelle grossesse après un décès périnatal. Certains parents veulent essayer d'avoir un autre enfant le plus rapidement possible, tandis que d'autres préfèrent attendre d'être remis physiquement et émotionnellement.

Pour certaines femmes, la grossesse suivante est vécue positivement et réduit la durée du deuil. Pour d'autres, elle ravive le souvenir de la perte et entraîne des symptômes anxieux et dépressifs.

Plusieurs mères disent avoir de la difficulté à former un lien affectif avec le prochain bébé pour les raisons suivantes :

  • crainte de vivre un nouveau deuil;
  • tristesse persistante liée à la perte du bébé précédent;
  • culpabilité liée à l'impression de remplacer le bébé décédé par un autre.

Les pères peuvent également se sentir anxieux lors de la grossesse suivante et s'inquiéter pour le bien-être de leur partenaire et du bébé. Certains pères réagissent en se coupant émotionnellement de la situation, tandis que d'autres peuvent éprouver un besoin de contrôler et de suivre la grossesse de près.

La décision de commencer une nouvelle grossesse dépend donc de chacun. Pour vous orienter dans votre choix, demandez conseil à un professionnel de la santé. Il pourra vous aider à évaluer si vous vous sentez prêts, explorer avec vous les émotions que vous ressentez et vous fournir le soutien et la réassurance dont vous avez besoin.

Informations pratiques

Lorsqu'on vit un deuil périnatal, les aspects pratiques et administratifs peuvent sembler insurmontables. Cette section vous fournit des informations de base, mais sachez que notre équipe est là pour vous conseiller et vous aider dans vos démarches. N'hésitez pas à faire appel à elle.

Ces renseignements ont été validés par les experts de l’unité mère-enfant du CHUM.

Vais-je recevoir un acte de naissance et un certificat de décès?

Si votre enfant a vécu suite à la naissance, celle-ci sera déclarée au Directeur de l'état civil et vous pourrez obtenir un acte de naissance. Le décès sera ensuite également inscrit au registre de l'état civil et vous obtiendrez un certificat de décès.

Si votre enfant est décédé avant ou pendant la naissance, il sera considéré comme mort-né, et vous ne recevrez ni acte de naissance ni certificat de décès. Toutefois, on vous remettra une copie du document de mortinaissance.

Puis-je donner un nom à mon bébé?

Si votre enfant est décédé avant la naissance et n'a pas reçu d'acte de naissance, il n'a pas obligatoirement reçu un prénom. Rien ne vous empêche toutefois de lui en donner un et de demander à l'hôpital de le faire inscrire sur les souvenirs qui vous sont remis (voir ci-dessous).

Donner un prénom à votre bébé permet de lui donner une identité et une place dans votre famille, et il est alors plus facile de parler de lui.

L'autopsie est-elle nécessaire?

Si vous le souhaitez, il est possible de faire réaliser une autopsie de votre bébé. Celle-ci peut parfois aider à mieux comprendre la cause du décès, mais il est également possible qu'elle n'apporte pas de réponse.

Si vous souhaitez qu'une autopsie soit effectuée, il vous sera demandé de signer un formulaire de consentement. Le Centre des naissances fera alors transférer le corps de votre bébé au CHU Sainte-Justine. Les résultats de l'autopsie peuvent être longs à obtenir. Il faut compter de 6 à 8 semaines pour le rapport préliminaire et de 6 à 12 mois pour le rapport final.

Le bébé est-il incinéré ou enterré?

Si vous le souhaitez, l'hôpital peut s'occuper gratuitement de disposer du corps de votre bébé. Votre bébé sera alors incinéré et ses cendres seront enterrées dans un lot communautaire du cimetière Le repos St-François d'Assise. Vous pouvez également choisir de faire appel à un salon funéraire ou à un lieu de culte.

Si votre bébé est incinéré, vous pouvez déposer l'urne contenant ses cendres dans un lieu dédié (columbarium) ou la faire enterrer dans un cimetière. Certains parents choisissent de conserver l'urne chez eux, au moins dans un premier temps.

Peut-il y avoir une cérémonie funéraire?

Au CHUM, l'équipe de soins vous offre la possibilité de rencontrer un membre du service de soins spirituels, qui pourra vous proposer une prière ou une autre cérémonie funéraire selon votre désir.

À l'extérieur du CHUM, si vous souhaitez organiser un service funéraire pour votre bébé, vous devez vous arranger avec le salon funéraire de votre choix. La plupart des entreprises funéraires comprennent qu'il peut être très difficile pour les parents d'organiser des funérailles ou une cérémonie pour leur enfant et une majorité offre des services à moindres coûts et proposent certains services gratuitement (incinération par exemple).

N'hésitez pas à demander conseil à notre équipe de soins.

Sachez qu'il existe des cérémonies commémoratives organisées annuellement par des hôpitaux, des cimetières ou des associations. Le Centre des naissances du CHUM en organise une chaque année, le 2e dimanche de septembre. Consulter la rubrique « Cérémonie annuelle commémorative pour le petits anges du CHUM ».

Peut-on avoir un congé parental?

Prestation de maternité

Selon les conditions actuellement prévues au Régime québécois d'assurance parentale (RQAP), lorsque la grossesse prend fin à partir de la 20e semaine de grossesse, la mère peut avoir droit à des prestations de maternité pouvant atteindre 15 à 18 semaines. Ces prestations sont accordées à la mère pour lui permettre de se remettre de la grossesse et de l'accouchement.

Si la grossesse prend fin avant 20 semaines, on remettra à la mère un certificat médical pour un arrêt de travail de 2 semaines.

Prestation de paternité

Si le décès du bébé survient avant ou pendant la naissance, le père ne peut bénéficier d'aucune prestation de paternité. Le médecin pourra lui remettre un certificat médical pour un arrêt de travail de 2 semaines.

Renseignements

Pour obtenir de l'information supplémentaire, vous pouvez communiquer avec le RQAP par téléphone au 1 888 610-7727 ou consulter leur site web à l'adresse www.rqap.gouv.qc.ca.

Puis-je garder un souvenir de mon bébé et prendre des photos?

Le Centre des naissances vous remettra une trousse-souvenir comprenant différents objets, notamment des photos, les empreintes des pieds, des mèches de cheveux, le bonnet, le bracelet, et la carte d'identification de votre bébé, ainsi qu'un petit mot. Si vous ne vous sentez pas prêt à les recevoir tout de suite, ils seront gardés dans le bureau de la psychologue. Nous vous encourageons également à prendre des photos vous-même, si vus le souhaitez

Vivre un deuil périnatal

Perdre un bébé, que ce soit pendant la grossesse ou durant les mois qui suivent la naissance, est un événement bouleversant, une épreuve difficile pour tous les parents touchés, qui peut entraîner un traumatisme.

Cette section répondra à plusieurs questions. Ces renseignements ont été validés par les experts de l’unité mère-enfant du CHUM.

Qu'est-ce que le deuil périnatal?

On appelle deuil périnatal le deuil vécu par les parents de bébés décédés pendant la grossesse (in utero), durant l'accouchement ou au cours de la première année suivant la naissance.

Chaque année, au Québec, près de 23 000 familles sont touchées par le décès d'un bébé.

Comme tout autre deuil, le deuil périnatal peut être accompagné d'émotions intenses et douloureuses « Consulter la rubrique : Quel type d'émotions vais-je ressentir? dans la section faire son deuil », même si les parents n'ont pas connu leur bébé. Il est parfois particulièrement difficile à vivre pour les raisons suivantes :

  • décès soudain et imprévisible,
  • absence de souvenirs concrets,
  • dans certains cas, manque de reconnaissance sociale

Quelles sont les causes de décès périnatal?

Le décès périnatal regroupe différentes situations, notamment :

Fausse couche : décès d'un embryon ou d'un fœtus de moins de 500 grammes survenant au cours des 20 premières semaines de grossesse. Il s'agit du type de décès périnatal le plus fréquent. On estime qu'environ 15 à 20 % des grossesses de moins de 12 semaines se terminent de cette façon pour les femmes âgées de moins de 35 ans; plus l'âge maternel augmente, plus la fréquence des fausses-couches s'accroît. La fausse-couche peut avoir des causes très diverses (mauvais développement de l'embryon, infection, problème hormonal, anomalie génétique, etc.) et il est impossible de savoir pourquoi elle se produit. Lorsque les signes d'une fausse-couche surviennent (le plus souvent des saignements), l'embryon a généralement cessé de se développer, parfois depuis un certain temps; cela explique pourquoi, si votre vie n'est pas en danger (hémorragie par exemple), votre situation n'est pas considérée comme une priorité au service d'urgence, malgré toute la détresse que vous pouvez ressentir.

Interruption médicale (ou thérapeutique) de grossesse : acte médical pratiqué pour mettre un terme à une grossesse en raison d'un problème médical chez le fœtus (malformation congénitale ou anomalie génétique, par exemple) ou chez la mère (par exemple si la poursuite de la grossesse est dangereuse pour sa santé). La décision finale est prise par les parents, après recommandation médicale.

Mortinaissance (ou mort fœtale) : décès d'un fœtus de plus de 500 grammes ou de plus de 20 semaines survenant pendant la grossesse ou l'accouchement. Selon l'Institut de la statistique du Québec, en 2007, au Québec, le taux de mortinaissance était de 4,2 pour 1000 naissances. Dans la plupart des cas, la cause précise de la mort fœtale ne peut pas être établie. Toutefois, certaines catégories générales peuvent être définies : causes génétiques (ex. : anomalie des chromosomes, comme la trisomie 21), causes infectieuses (ex. : infection à la Listeria), causes liées au placenta (ex. : décollement prématuré du placenta), causes liées à une pathologie fœtale (ex. : malformation congénitale cardiaque), etc.

Mort néonatale : décès d'un bébé au cours des quatre premières semaines de vie. Selon l'Institut de la statistique du Québec, en 2007, au Québec, le taux de mortalité néonatale était de 3 pour 1000 naissances. La naissance prématurée est l'une des causes les plus fréquentes de mort néonatale. Les autres causes sont, par exemple, le faible poids à la naissance, les complications liées au cordon et aux membranes du placenta, les infections, le manque d'oxygène, etc.

Syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN) : décès inattendu et sans cause médicale apparente d'un bébé en bonne santé, généralement pendant son sommeil. Le syndrome de mort subite du nourrisson frappe un peu moins de 1 bébé sur 1 000 au Canada. Il se produit avant un an, entre deux et quatre mois dans 70% des cas. Les causes du SMSN demeurent incertaines. L'autopsie du bébé permet d'identifier la cause précise dans un cas sur dix seulement. Beaucoup de chercheurs pensent que le SMSN est en fait causé par un ensemble de troubles distincts.

En cas de décès avant la naissance, comment vais-je accoucher?

Plusieurs procédures peuvent vous être proposées selon le stade de la grossesse. Votre médecin discutera avec vous des différentes possibilités et de celle qui est la plus adaptée à votre situation.

Avant 12 semaines (premier trimestre)

1. Attente de l'expulsion naturelle (expectative)

Lorsqu'une femme fait une fausse-couche, son corps peut expulser naturellement tout le contenu de l'utérus (cela peut parfois prendre plusieurs jours). On parle alors d'expulsion complète. Celle-ci est vérifiée lors d'une échographie de contrôle. Si l'expulsion reste incomplète, il est nécessaire d'intervenir pour éviter une infection.

2. Traitement médical

Un traitement par un médicament (misoprostol) peut être utilisé pour provoquer des contractions et conduire à l'expulsion du contenu de l'utérus. Ce traitement se fait à domicile et le suivi a lieu à la clinique une dizaine de jours plus tard. Dans certains cas, les saignements peuvent être abondants et le processus peut être douloureux et durer plusieurs heures. Des médicaments contre la douleur et contre la nausée peuvent être prescrits.

3. Traitement chirurgical : dilatation et curetage

La dilatation et le curetage sont réalisés la plupart du temps en clinique externe avec des médicaments intraveineux qui diminuent la douleur et aident à se relaxer. La procédure dure de 10 à 15 minutes : le médecin aspire le contenu de l'utérus au moyen d'un petit tube (canule) relié à un aspirateur. Dans certains cas, on peut vous recommander de prendre un médicament (misoprostol) quelques heures avant, afin de préparer le col de l'utérus à la procédure.

Pendant quelques heures et jusqu'à deux à trois jours après le curetage, vous pouvez ressentir des douleurs légères dans la région du bassin (région pelvienne). Pour soulager la douleur, vous pouvez prendre de l'acétaminophène (ex. : Tylénol®) ou de l'ibuprofène (ex. : Advil®) toutes les quatre à six heures, au besoin, et/ou appliquer de la chaleur (bouillotte). Il est également possible de ressentir de la fatigue, des nausées et une sensibilité aux seins durant environ une semaine.

Les complications de la dilatation et du curetage sont peu fréquentes. Toutefois, il est conseillé de vous rendre à l'hôpital ou d'appeler Info-Santé au 811si vous avez les symptômes suivants :

  • fièvre supérieure à 38,5° persistant plus de 24 heures;
  • douleurs ou crampes abdominales importantes ou qui augmentent;
  • saignements vaginaux abondants (une serviette hygiénique complètement imbibée en une heure, durant deux heures de suite);
  • pertes vaginales ayant une mauvaise odeur.

Vos menstruations devraient en principe revenir 4 à 6 semaines après l'intervention. Si elles ne sont pas revenues au bout de 8 semaines, il est recommandé d'appeler la clinique de planification familiale du CHUM.

Entre 13 et 23 semaines

Accouchement par voie vaginale

Les contractions et l'accouchement vaginal peuvent être provoqués, à la salle d'accouchement, à l'aide de misoprostol ou d'oxytocine. Il est possible de soulager la douleur de la procédure par des médicaments ou par une péridurale. Le travail et l'accouchement peuvent être difficiles à vivre sur le plan émotionnel lorsque vous savez que votre bébé est décédé ou qu'il ne survivra pas après la naissance. L'équipe de soin est là pour vous aider à traverser cette épreuve.

Dilatation et extraction

Il s'agit d'une procédure chirurgicale visant à vider le contenu de l'utérus. Elle a lieu au bloc opératoire sous péridurale, ou au CLSC avec des médicaments pour soulager la douleur. Il faut préparer le col de l'utérus à cette intervention un ou deux jours avant.

Césarienne

Dans certains cas rares et particuliers, une césarienne peut être nécessaire. Elle n'est effectuée que si elle est recommandée par votre médecin.

Remarque : un engorgement des seins et/ou une montée laiteuse peuvent survenir. C'est un phénomène normal qui disparaîtra après quelques jours. Voici quelques conseils pour soulager la tension :

  • Prenez un antidouleur comme l'acétaminophène (ex. : Tylénol®) ou un anti-inflammatoire comme l'ibuprofène (ex. : Advil® ou Motrin®);
  • Appliquez un sac de glace (ou de légumes congelés) sur vos seins (par périodes de 20 minutes maximum);
  • Évitez d'appliquer le jet de la douche sur vos seins;
  • Portez un soutien-gorge ajusté qui ne vous écrase pas les seins, 24 heures sur 24, pendant toute la durée de la montée laiteuse;
  • Évitez d'extraire le lait, pour ne pas stimuler la production (sauf en cas d'engorgement, où il est conseillé d'extraire le lait pour éviter la mastite).

Après 23 semaines

Sauf dans certains cas rares et particuliers qui nécessitent une césarienne, on provoque les contractions et l'accouchement vaginal (voir ci-dessus).

Puis-je voir ou toucher mon bébé?

Lorsque l'accouchement a lieu par voie vaginale ou par césarienne, vous pouvez voir et toucher votre bébé après la naissance. Vous avez le droit de garder votre bébé auprès de vous aussi longtemps que vous le souhaitez et vous pouvez faire venir des proches si vous le désirez.

Certains parents craignent que la vue de leur bébé soit traumatisante ou leur laisse un mauvais souvenir. Toutefois, la plupart des parents qui ont vu et touché leur bébé affirment que cela leur a fait du bien et les a aidés dans leur deuil. Dans tous les cas, la décision vous appartient.