Un chercheur d’ici étudie le potentiel des drones en Afrique


Le Dr Simon Grandjean-Lapierre, médecin et chercheur au Centre de recherche du CHUM, a passé deux ans à Madagascar, une grande île située au large de l’Afrique de l’Est, dont elle fait partie. Il y a participé, en tant que chercheur principal, à un projet visant à explorer l’utilisation de drones pour faciliter la prise en charge de la tuberculose auprès de populations isolées. Ce projet se nomme DrOTS – pour Drones Observed Therapy System in Remote Madagascar – et est mené conjointement par l’Université de Stony Brook (New York) et l’Institut Pasteur de Madagascar.

Cet article est extrait du CHUMAGAZINE – Automne 2019

Dans ce projet, on a utilisé des drones pour transporter des échantillons d’expectoration (crachats) depuis des villages non accessibles par la route jusqu’à un laboratoire. Une fois la tuberculose confirmée, les drones rapportaient diagnostic et traitement aux villages.

Les drones peuvent-ils améliorer la santé de populations isolées? Les premiers constats du projet répondent positivement à la question : 50 % plus de gens ont eu accès au diagnostic, et la moitié des personnes diagnostiquées ont pu terminer leur traitement.

Le projet a attiré l’attention du gouvernement malgache, des principaux prestataires de services de santé et des bailleurs de fonds, qui envisagent d’intégrer des drones à leurs activités de fourniture de soins de santé à Madagascar.

De quoi donner de grands espoirs, surtout si on considère que plus du tiers des cas de tuberculose, la maladie infectieuse la plus mortelle au monde, ne sont pas diagnostiqués parce que l’accès aux soins de santé dans certaines régions est difficile!