Marie-Josée Hébert et Mélanie Dieudé choisies «personnalité scientifique» de l'année La Presse

Marie-Josée Hébert et Mélanie Dieudé
Les chercheuses au Centre de recherche du CHUM Marie-Josée Hébert et Mélanie Dieudé ont été choisies par La Presse « personnalité de l'année 2017 dans le secteur scientifique ».

Le quotidien leur consacre un article dans l'édition du 31 décembre dernier, après les avoir préalablement sélectionnées « personnalité La Presse » la semaine du 16 avril 2017.

Elles ont obtenu cet hommage en raison d'une découverte ayant le potentiel de révolutionner les transplantations d'organes, et pour laquelle elles ont remporté le Prix d'excellence en recherche ‒ contribution scientifique de l'année 2016 du CRCHUM.

« C'est avec beaucoup d'humilité que nous recevons cet honneur au nom de tous nos collaborateurs du Programme national de recherche en transplantation du Canada, nos étudiants, mais surtout au nom des donneurs et de leurs familles ainsi que des patients greffés ou en attente de greffe », déclare Mélanie Dieudé, chercheuse associée au CRCHUM.

Avec la collaboration du Programme national de recherche en transplantation du Canada, Marie-Josée Hébert et Mélanie Dieudé ont percé le mystère du langage des organes.

Elles ont découvert une nouvelle structure cellulaire responsable des rejets jusqu'alors inexpliqués après une greffe d'organe. Avant une greffe d'organe, les médecins vérifient la compatibilité entre le donneur et le receveur. Malgré ces précautions, environ une greffe d'organe sur dix se solde par un rejet.

« Nous avons trouvé le mécanisme qui fait en sorte qu'une personne réagit contre des composantes de ses propres vaisseaux sanguins avant même de recevoir une greffe d'organe. Nous avons également identifié un médicament capable de prévenir ce type de rejet », résume la Dre Marie-Josée Hébert, néphrologue spécialisée en transplantation, chercheuse au CRCHUM, professeure et vice-rectrice à la recherche, à la découverte, à la création et à l'innovation de l'Université de Montréal. 

Cette avancée publiée en décembre 2015 dans Science Translational Medicine pourrait améliorer la pratique médicale en transplantation, en modifiant l'évaluation des risques de rejet chez les personnes qui reçoivent une greffe de cœur, de poumon, de rein ou de foie.

Pour en savoir plus


> Article ‒ La Presse+
> Vidéo ‒ Le langage des organes