Le CHUM, Martin l’a d’abord connu pour le traitement de son cancer. Aujourd’hui, il y revient pour prendre soin de ceux et celles qui en ont le plus besoin. Voici le parcours d’un patient porté par l’élan de redonner. L’incroyable histoire d’un patient devenu préposé aux bénéficiaires. « Quand la vie nous présente des obstacles, il faut savoir se relever! »
Quand la vie nous présente des obstacles, il faut savoir se relever!
Martin en sait quelque chose. En plein cœur de l’adolescence, une tumeur au cerveau bouleverse sa vie et le contraint à réapprendre à manger, à marcher et à écrire. À vivre, quoi! Des années plus tard, désormais cinquantenaire, il est de nouveau touché par la maladie. Cette fois, un cancer de la peau le plonge dans une série de traitements de radiothérapie et de chimiothérapie. Mais pas question de mettre la vie sur pause : ce n’est tout simplement pas dans sa nature!
C’est ainsi plongé dans ce deuxième parcours de soins que Martin croise le chemin des spécialistes du CHUM : la Dre Nathalie Provost, dermatologue, le Dr Bernard Lemieux, oncologue, la Dre Anne-Marie Charpentier, radio-oncologue, et leurs équipes bienveillantes. Autant de personnes qui lui donnent de la force, et l’inspirent à faire le bien.
J’ai voulu trouver une façon de redonner à la société québécoise et à cet hôpital qui avait si bien pris soin de moi.
Ce désir de contribuer à un monde en santé s’est transformé en un premier geste : un don à la Fondation du CHUM. Puis, en un élan plus grand :
À 56 ans, j’ai décidé de faire le saut dans le domaine de la santé!
C’est ainsi que, d’informaticien expérimenté, Martin passe au rôle de préposé aux bénéficiaires (PAB). Un retour sur les bancs d’école et un changement de cap professionnel qu’il ne regrette pour rien au monde.
À l’Unité de pneumologie du CHUM, le 19 Sud, Martin assure aujourd’hui le confort, l’hygiène et les soins de base pour des personnes touchées par la fibrose kystique, la pneumonie et d’autres troubles respiratoires.
Qu’il s’agisse de laver les cheveux, de changer la literie ou de donner un repas, il infuse chacun de ses gestes d'humanité et de bonne humeur. Des qualités qui mettent un baume dans la vie des patientes, des patients et de leurs proches, et qui font l’admiration de ses pairs.
Celle, notamment, de Maxence Boiteux, son collègue infirmier :
Que ce soit pour un collègue ou un patient, Martin est toujours prêt à aider, avec le sourire en plus. Il se nourrit de son histoire personnelle pour être meilleur dans son travail. C’est une très belle personne et un professionnel exemplaire, avec qui c'est un bonheur de travailler.
La reconnaissance est, pour Martin, la plus grande paye qui soit :
J’aime donner et n’attends rien en retour. Mais la gratitude qu’on me donne vaut tout l’or du monde. Je me couche chaque soir avec le sentiment d’avoir fait ma part,
confie-t-il, visiblement fier d’offrir à d’autres la qualité de soins et de services qu’il a reçus en nos murs. Son grand cœur est indéniable.
De patient à PAB : l’incroyable histoire de Martin