Mehdi Benlarbi remporte le prix Uta von Schwedler
Mehdi Benlarbi et Andrés Finzi
Candidat au doctorat dans le laboratoire d’Andrés Finzi (axe Immunopathologie), Mehdi Benlarbi est le lauréat 2026 du prestigieux prix Uta von Schwedler. Créé en 2012 en l’honneur de la virologue du même nom, décédée en 2011, ce prix est décerné chaque année à un étudiant dont les travaux de thèse en rétrovirologie se démarquent de ceux de ses pairs.
« C'est un réel honneur d'obtenir ce prestigieux prix d'une échelle internationale, commente Mehdi Benlarbi. Normalement, ce sont des études très fondamentales qui sont récompensées, le recevoir pour l'ensemble de mes travaux était donc une très belle surprise. J'aimerais d'ailleurs souligner le soutien de mon directeur de recherche, Andrés Finzi, pour m'avoir inculqué cette fougue scientifique et sans qui je n'aurais jamais obtenu ce prix. »
Originaire de Gatineau, Mehdi Benlarbi fait un baccalauréat en biochimie à l’Université d’Ottawa, avant de commencer une maîtrise accélérée en microbiologie et immunologie à l’Université de Montréal. Il entre dans le laboratoire d’Andrés Finzi en 2020 comme stagiaire, afin de travailler sur le SRAS-CoV-2.
De la COVID-19 vers la rétrovirologie
Bien qu’il se spécialise davantage dans l’étude des virus respiratoires, il se tourne ensuite vers l’étude du VIH. « J’ai dû adapter tout ce que je savais sur le SRAS-CoV-2 pour le VIH, se souvient Mehdi Benlarbi. C’est un domaine où la dynamique était un peu plus compliquée parce qu’on a déjà presque 40 ans de littérature sur le sujet. »
Aujourd’hui en troisième année de doctorat en microbiologie et immunologie au département de microbiologie, infectiologie et immunologie de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, le lauréat 2026 du prix Uta von Schwedler étudie le rôle de la protéine gp120 soluble du VIH dans l’apparition accrue de comorbidités chez les personnes vivant avec VIH, et ce, malgré la prise de la thérapie antirétrovirale. Il démontre ainsi un lien entre la présence de cette protéine et les réservoirs des personnes vivant avec le VIH - des cellules immunitaires infectées où le virus reste latent, persistant malgré les traitements antirétroviraux.
Ses études suggèrent que cibler la gp120 soluble du VIH serait une nouvelle avenue thérapeutique pour empêcher l’apparition précoce de comorbidités, comme les maladies cardiovasculaires, chez les personnes avec le VIH. Cette hypothèse est la base de l’étude clinique RESTART, présentement en cours.
« La rigueur et la passion de Mehdi pour la recherche ont permis de lever le voile sur une association jusqu’ici mal comprise entre la gp120 soluble — une véritable toxine virale — et les comorbidités observées chez les personnes vivant avec le VIH. Je suis profondément heureux et extrêmement fier de voir que le prix Uta von Schwedler lui a été décerné. »
Mehdi Benlarbi est le deuxième Canadien à recevoir le prix Uta von Schwedler. Le premier était Jérémie Prévost en 2020, alors candidat au doctorat sous la supervision d’Andrés Finzi. Félicitations!
Mehdi Benlarbi remporte le prix Uta von Schwedler
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