Cancer : Vikki Ho décroche une Chaire de recherche en science du sexe et du genre des IRSC


Chercheuse régulière de l’axe Carrefour de l’innovation et de l’évaluation en santé, Vikki Ho devient l’unique titulaire d’une Chaire en science du sexe et du genre des IRSC dans le domaine de la recherche sur le cancer.

Au quotidien, nous sommes tous exposés à des substances chimiques. Que ce soit dans notre environnement, dans notre alimentation ou sur notre lieu de travail.

Certains de ces composés chimiques, les perturbateurs endocriniens, sont capables d’interagir avec notre système hormonal, de brouiller les signaux de notre organisme et d’en affecter différentes fonctions : métabolisme, reproduction, système, nerveux entre autres. Ils sont d’ailleurs soupçonnés d’augmenter les risques de maladies comme les cancers, le diabète ou l’infertilité par exemple.

Pendant les quatre années de financement de sa Chaire, Vikki Ho et son équipe étudieront si les personnes exposées fortement aux perturbateurs endocriniens sur leur lieu de travail ont un plus fort risque de développer un cancer.

Les scientifiques s’intéresseront aussi aux différences entre femmes et hommes. En effet, il a été démontré que les hormones sexuelles affectent le développement de divers cancers. Par exemple, les hommes sont plus susceptibles de développer un cancer colorectal ou un cancer du poumon que les femmes.

Même si des facteurs environnementaux, biologiques ou liés au style de vie peuvent expliquer cette différence de risque, les perturbateurs endocriniens ne sont pas pourtant dédouanés, puisqu’ils interfèrent avec le bon fonctionnement des hormones sexuelles.

 


Titre du projet de recherche de Vikki Ho : « Exploring sex differences in the etiology of cancers: a critical look at endocrine disrupting agents in the workplace »