Le vaccin contre la COVID-19 pour les patients transplantés


Dans le contexte actuel, nous comprenons à quel point les informations en lien avec la vaccination contre la COVID-19 sont importantes pour les patients transplantés. L’équipe œuvrant dans les services de la transplantation au CHUM a donc rédigé une série de questions-réponses pour permettre aux patients de prendre une décision éclairée quant à la vaccination contre la COVID-19. 

Est-ce que les vaccins approuvés par Santé Canada sont sécuritaires et efficaces?

Les vaccins autorisés et disponibles actuellement sont sécuritaires et efficaces dans la population en général.

Rien n'indique qu'il y a des enjeux de sécurité particuliers pour les transplantés pour recevoir le vaccin, mais les patients transplantés n'étaient pas inclus dans les études cliniques qui ont étudié l'efficacité des vaccins avant leur autorisation par les autorités canadiennes ou américaines. Les premières études avec des patients transplantés et ayant reçu les vaccins à ARNm démontrent un bon profil de sécurité à court terme.

On sait que la réponse aux autres vaccins (pour la grippe par exemple) est moindre chez les transplantés que dans la population en général. On ne sait pas si la réponse à la vaccination contre la COVID-19 sera aussi efficace chez les patients transplantés. Il faut donc continuer à appliquer les consignes sanitaires (port du masque, lavage des mains, distanciation sociale) après la vaccination.

Des études d'efficacité de la vaccination sont en cours chez des patients greffés et les recommandations seront adaptées en conséquence lorsque les résultats seront connus.

Est-ce que les patients transplantés ont des risques plus élevés de développer une forme sévère du virus?

Oui, les patients transplantés peuvent faire des formes sévères de la COVID-19. Nous considérons qu’avec les données actuelles, les avantages de la vaccination sont supérieurs aux risques chez les patients transplantés.

La vaccination est-elle recommandée pour les patients transplantés?

Oui. Les équipes médicales du CHUM recommandent la vaccination des transplantés selon les recommandations de priorités (âge, régions, etc.) mises en place par le gouvernement du Québec.

Le Comité d'immunisation du Québec recommande maintenant d’utiliser dans la mesure du possible un vaccin COVID-19 ARNm chez les personnes immunosupprimées.

Quand se faire vacciner ?

  • Si possible, avant la greffe.
  • Si une première dose d’un vaccin à deux doses a été reçue avant la greffe, la 2e dose du même vaccin devrait être donnée au moins 1 mois après la transplantation.
  • Si la transplantation est récente, attendre au moins un mois après la greffe.
  • Dans certains cas, à discuter avec votre médecin, un intervalle d’au moins 3 mois après certains traitements de prévention ou de traitement de rejet devrait être considéré.

Un patient transplanté qui a déjà eu le virus de la COVID-19 devrait-il se faire vacciner?

Oui, un patient transplanté qui a déjà eu le virus devrait se faire vacciner lorsque le vaccin est disponible pour sa catégorie d'âge. La vaccination est recommandée pour les patients qui ont un antécédent de la COVID-19, avec les mêmes considérations décrites ci-dessus.

On recommande d’attendre 1 mois après le diagnostic de la COVID-19 pour recevoir le vaccin.

Y a-t-il des patients qui NE DEVRAIENT PAS se faire vacciner?

Seuls les patients qui ont fait une réaction allergique sévère (anaphylaxie) connue à un composant du vaccin contre la COVID-19 (par exemple le polyéthylène glycol) ne devraient pas se faire vacciner.

En cas d'inquiétude, vous pouvez toujours contacter votre infirmière à la clinique de transplantation multi-organes ou à la clinique d'hépatologie par téléphone. Merci de limiter ces appels aux questions relatives à votre état de santé afin que nos équipes puissent y répondre dans les plus brefs délais.

Si vous faites de la fièvre ou présentez des symptômes s’apparentant à la COVID-19, nous vous conseillons de contacter votre infirmière de la clinique de transplantation entre 8 h et 16 h, du lundi au vendredi ou le médecin de garde en transplantation pour évaluer la situation.