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Derrière chaque son de cloche, l’expertise de la pharmacie

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Sarah Pelletier, pharmacienne

Il suffit d’un passage à l’Unité de transplantation du CHUM pour saisir comme l’endroit est spécial. À chaque son de cloche – celle que l’on fait résonner quand une personne greffée peut enfin retourner chez elle – c’est tout un éventail d’expertises qui se révèle. Parmi elles : la pharmacie d’hôpital.

Au premier plan du parcours de soins des patientes et patients transplantés du CHUM œuvrent 11 pharmaciennes et pharmaciens d’établissement à la fine pointe de la connaissance. Une équipe au grand cœur, dont Sarah Pelletier est véritablement fière de faire partie. 

Voilà quatre ans que Sarah précise son expertise en greffe rénale et pulmonaire : « Les patients auprès desquels j’interviens sont atteints d’une maladie pulmonaire de phase terminale, comme la fibrose ou la maladie pulmonaire obstructive chronique, et ont besoin d’oxygène en tout temps. »

Sans médicaments, pas de greffe possible! 

Quand une maladie pulmonaire frappe et devient terminale, la transplantation se présente parfois comme la seule issue possible. Au cœur de cette prouesse médicale – qui consiste à remplacer le poumon malade par le poumon d’un donneur compatible – se trouve une gestion rigoureuse des médicaments. Car sans eux, pas de greffe possible! 

« Dès que l’on donne un organe à une personne, explique Sarah, son système immunitaire réagit. Il faut administrer des médicaments pour baisser la défense du corps. » Ces médicaments, on les appelle : antirejets. . Ils suppriment l’action du système immunitaire et aident le corps à accepter le nouvel organe, qu’il perçoit d’abord comme une menace.

Nous utilisons les inhibiteurs de la calcineurine, un médicament antirejet qui nous permet une dose très personnalisée à chaque patient.  

Si les traitements antirejets sont absolument essentiels pour assurer le succès de la greffe, ils ne suffisent pas à eux seuls. Des médicaments dont la fonction est de gérer la douleur et de prévenir les infections après la greffe sont également administrés aux personnes transplantées. « Ici, précise la pharmacienne, les patients sont polymédicamentés : ils ont parfois plus d’une quinzaine de médicaments inscrits à leur dossier ». Des cas complexes, à gérer avec une grande expertise! 

Au-delà des soins, l’enseignement 

À l’Unité de transplantation du CHUM, les pharmaciennes et pharmaciens travaillent main dans la main avec les médecins, le personnel infirmier, une technicienne en pharmacie et d'autres professionnels pour assurer l’optimisation des traitements. Mais là ne se limite pas leur champ d’action! Ils jouent aussi un important rôle d’enseignement, une facette de la pratique que Sarah affectionne tout particulièrement. 

« Nous travaillons ici, à l’unité, mais aussi à la clinique externe, et nous sommes disponibles au bout du fil pour les patientes et patients qui sont sortis de l’hôpital. Notre rôle, c’est notamment de les aider à gérer l’horaire d’administration des médicaments et les effets secondaires, une fois de retour à la maison. » Du début à la fin de l’hospitalisation, et même au-delà, Sarah et ses collègues assurent une présence de proximité pour permettre aux personnes soignées une compréhension aussi fine que possible de leur traitement. Ce soutien est nécessaire, dans la mesure où la transplantation rime avec une prise de médicaments exigeante, souvent tout au long de la vie. 

Pour les patientes et patients, mais aussi pour les pharmaciennes et pharmaciens du Québec, Sarah et ses collègues sont là. Toujours prêts à partager leur expertise de pointe, comme de véritables partenaires de confiance. « En tant que le seul centre au Québec à offrir la greffe du poumon et parmi les quatre centres à le faire au Canada, nous sommes une référence pour le réseau. Il est particulièrement stimulant de détenir cette expertise et de pouvoir répondre aux questions d’autres professionnels », témoigne Sarah.

C’est dans cette optique de partage de connaissances que l’équipe lance aujourd’hui une série de huit capsules éducatives, conçues pour améliorer l’enseignement pharmacologique après une greffe. Comment bien prendre ses médicaments? Où les conserver? À quoi faire attention? Que faire en cas de signes d’infection? Autant de questions importantes auxquelles cette série apporte des réponses simples pour les personnes transplantées et leurs équipes soignantes, où qu’elles se trouvent dans la province. 

Que vous ayez reçu une greffe, que vous soyez proche ou intervenez après de personnes transplantées, visionnez et partagez sans retenue ces vidéos! De l’information claire et validée par des spécialistes du CHUM, spécialement pour vous! 

Équipe de pharmacie – transplantation rénale et pulmonaire

Équipe de pharmacie spécialisée en transplantation

Derrière chaque son de cloche, l’expertise de la pharmacie

 

La transplantation, une expertise de pointe

En plus d'être l’unique centre hospitalier au Québec à pratiquer des greffes pulmonaires, le CHUM est :

  • Le plus grand centre de greffe hépatique au Québec et le premier centre hospitalier au Canada où a été réalisée une greffe du foie en 1970 
  • Le premier centre hospitalier au Canada où ont été réalisées une greffe rein-pancréas en 1984 et une double greffe foie-poumons en 2012 
  • Le seul centre hospitalier au Québec où s’effectuent des transplantations hépatiques à partir d’un donneur vivant 
  • Le coordonnateur du Programme québécois provincial de don vivant de rein

Les médicaments après une greffe

Les antirejets

Après un greffe, vous devez prendre des médicaments pour empêcher votre corps de rejeter votre nouvel organe. On appelle ces médicaments des antirejets. Cette vidéo explique à quoi vous devez faire attention quand vous prenez ces médicaments. 0:00 - Introduction 0:33 - Comment prendre ces médicaments ? 0:59 - À quoi faire attention ? 1:39 - Effets secondaires et risques 2:00 - Autres médicaments et produits naturels 2:16 - Quoi garder sur moi ? 2:26 - Où ranger les médicaments ? 2:40 - Conclusion

Derrière chaque son de cloche, l’expertise de la pharmacie