Espace étudiant et postdoctoral
Concours Vue sur ma Science
Le CRCHUM est fier de présenter le concours de photo scientifique adressé aux étudiant(e)s de 2e cycle ou 3e cycle, stagiaires postdoctoraux et aux résident(e)s effectuant des travaux de recherche au CRCHUM.
Le concours Vue sur ma Science est dédié aux images issues de la recherche effectuée dans tous les axes de recherche du CRCHUM (Cancer, Cardiométabolique, Carrefour de l’innovation, Imagerie et ingénierie, iImmunopathologie, Neurosciences).
À vous de voter!
Choisissez votre image préférée et faites entendre votre voix.
Les images gagnantes seront dévoilées lors de l’assemblée annuelle du 1er décembre.
Un seul vote par personne.
Le vote est réservé aux membres de la communauté du CRCHUM.
N’oubliez pas d’inscrire votre code P lors du vote.
Galerie virtuelle – édition 2026
Si les astres sont favorables
Pourquoi certaines personnes souffrent-elles de maladies, et comment pouvons-nous trouver des solutions? Face à des questions auxquelles nous ne trouvons pas de réponse, nous nous tournons souvent vers le ciel pour chercher des réponses. Dans notre laboratoire, cependant, nous nous tournons vers un autre type d’étoiles : les astrocytes.
Nommés ainsi en raison de leur forme étoilée, les astrocytes sont des cellules du cerveau essentielles au maintien de la santé cérébrale. Grâce aux généreux dons de tissus cérébraux, nous étudions le fonctionnement des astrocytes et des autres cellules du cerveau, ainsi que les mécanismes qui se dérèglent dans la maladie. En mettant en lumière ces mécanismes, nous espérons découvrir de nouvelles solutions pour les patient(e)s afin qu’un jour, ils n’aient plus à se tourner vers le ciel pour trouver des réponses.
(Labo Nathalie Arbour, Axe Neurosciences, 2026)
Aorte sur mesure
L'impression 3D a permis de créer une reproduction de l'anatomie d'un patient à partir de ses images médicales. Au premier plan, on distingue l'aorte ascendante et les deux artères coronaires qui en émergent. Plus haut se trouvent la crosse aortique et les artères irriguant la tête et les bras. Ce modèle permet de tester différentes approches endovasculaires, en collaboration avec le Centre aortique de l'hôpital. Le matériau utilisé pour ce modèle nécessite une cure aux rayons UV après l'impression : la photo, prise à cette étape, capture la lumière bleue caractéristique du procédé.
(Labo Stéphane Bedwani, Axe Imagerie et ingénierie, 2026)
Macro ou Micro
Au travers d'un télescope, on aurait cru voir la Terre. Elle abrite, la vie, par ses grandes étendues d'eau.
L'astronome aurait été surpris de les voir, si rétrécies. Au microscope, j'observe le tissu d'une Femme. Elle donne la vie et par cet organe, abreuve aussi. Il y a ces cellules qui se propagent dans son corps, il y a cette maladie qui prend de la place sur cette Terre. Malheur à celle qui enveloppe mortellement la vie.
De nouveaux continents envahisseurs ou des tumeurs? Sa vue, n'est pas ma vue et même si cancer rime avec Terre et qu'au macro comme au micro il aime occuper les espaces. Nos vues préfèrent le voir sans Univers!
(Immunofluorescence d'un tissu cancéreux de patiente atteinte du cancer du sein et obtenue via la technologie Xenium)
(Labo Marie-Claude Bourgeois-Daigneault, Axe Cancer, 2026)
Recharger toutes ses batteries
Les écrans nous permettent de nous divertir, de socialiser, d’apprendre et de nous informer. Pour plusieurs, être connectés, c’est synonyme d’exister. Cependant, rechargeons-nous la batterie de nos appareils aux dépens de notre batterie intérieure? Le projet ScrEEn time and NATure (SeeNAT) vise à documenter l’effet des écrans sur la santé globale des adultes canadiens et à examiner si l’exposition à la nature permet d’atténuer ces effets négatifs. L’exposition à la nature, qui favorise la relaxation, la restauration de l’attention ainsi que les activités physiques et sociales, pourrait être la clé pour nous aider à garder toutes nos batteries rechargées.
(Labo Isabelle Doré, Axe Carrefour de l’innovation, 2026)
Cache-cache
Cette image d’immunofluorescence représente une cellule infectée par le VIH-1, perdue au milieu d’un flot de cellules saines. Bien que presque invisible au premier abord, elle devient le centre de l’image une fois identifiée.
Cette vision fait écho à l’histoire de la lutte contre le VIH dans son ensemble, qui reste avant tout une quête de visibilité à toutes les échelles. De la recherche scientifique et sa traque des réservoirs viraux à la société civile et sa lutte pour un accès équitable, l’éradication du VIH reposera sur la continuité entre la recherche et son application.
(Labo Andrés Finzi, Axe Immunopathologie, 2026)
L’art de la division cellulaire
Une cascade d’événements moléculaires se déroule au cours de la division cellulaire, orchestrée par de nombreuses protéines et des régulateurs de points de contrôle qui agissent en parfaite coordination. Ensemble, ils veillent à ce que l’information génétique soit répartie avec précision entre les deux cellules filles. Cette image d’une mitose embryonnaire précoce illustre la beauté de cette précision et de ce travail d’équipe, montrant comment différents acteurs moléculaires s’unissent pour créer un processus à la fois hautement ordonné et remarquablement élégant. De gauche à droite, l’image présente la prophase, la prométaphase, la métaphase, le début de l’anaphase et l’anaphase. Les chromosomes sont représentés en cyan et les kinétochores en orange.
(Labo Greg FitzHarris, Axe Immunopathologie, 2026)
"Ah! Comme la neige a neigé!"
"Dans son poème, Émile Nelligan décrit sa fenêtre comme un jardin de givre. Ici, le jardin est un tapis de cellules cancéreuses, mais le givre est bien réel. Arman est étudiant en médecine et travaille sur la cryoablation, qui consiste à congeler la tumeur pour la tuer. Pour sa maîtrise, il a fait appel à deux doctorants en génie biomédical, Maude et Rodin, pour l’aider à étudier la cryoablation en temps réel en laboratoire. Sur cette image en microscopie à fluorescence, les cristaux de glace acérés viennent perforer et tuer les cellules, passant ainsi de bleu pâle à rouge."
(Labo Thomas Gervais, Axe Cancer, 2026)
Médusantes pouponnières
Formes sphériques et flottantes
filamenteuses vivantes
médusantes
Maisons de chitosane rondes
pouponnières de cellules souches
qui de débris de crustacés, de vie passée, grandissent
se préparent, enfants de foyers chaleureux,
à réparer le monde.
Guérir chez l’autre, chez l’hôte,
au moins guérir ce qu’elles peuvent :
Les jambes, la tête, les veines,
les cœurs?
Technique et sujet : Observation par microscopie à fluorescence de cellules stromales mésenchymateuses humaines encapsulées dans des microsphères de chitosane-gélatine injectables, pour le traitement in situ des maladies ischémiques. Les microsphères permettent une transplantation allogénique des cellules tout en favorisant leur fonction paracrine thérapeutique.
(Labo Sophie Lerouge, Axe Imagerie et Ingénierie, 2026)
L’étreinte régulatrice
Au cœur de la réponse au stress, les neurones à corticolibérine (en bleu) portent un signal d’alerte. Pourtant, n’imaginez pas qu’ils travaillent seuls. À leur contact, on distingue des constellations de synapses inhibitrices (en blanc) qui tempèrent leurs ardeurs. Mais le dialogue ne s’arrête pas là. Les astrocytes (en orange) enlacent neurones, synapses et vaisseaux sanguins de leurs fins prolongements, comme s’ils partageaient un secret nébuleux. De cette rencontre naît un véritable écosystème cellulaire, dont les interactions façonnent notre capacité à répondre au stress. Les derniers encarts vous invitent à explorer l’infiniment petit. À votre avis, quel est ce secret?
(Labo Ciaran Murphy-Royal, Axe Cardiométabolique, 2026)
Entre deux regards
Perdre ses cheveux, les retrouver, les perdre encore…
À travers ces fragments de vie se dessine le parcours d’une patiente face au cancer.
L’annonce, les soins, l’attente, les rechutes, la reconstruction.
Ces portraits sont ceux de ma mère.
Je les ai photographiés avec deux regards : celui d’une fille qui accompagne sa mère, et celui d’une doctorante qui porte sur le parcours de soin un regard nourri par la science.
Le cercle évoque le cycle parfois infernal des traitements, des attentes, des recommencements et du temps s’écoulant.
Pourtant, au centre de ce mouvement, demeure la vie.
(Labo Vincent Poitout, Axe Cardiométabolique, 2026)
Dimensions d’une maladie
Une maladie ne se révèle jamais sous une seule lentille, littéralement pour nous. Au laboratoire, chaque occasion d’observer la sclérose en plaques ouvre une nouvelle fenêtre : ici, l’anatomie révèle ce que l’on peut observer, les cellules et leurs molécules dévoilent l’invisible, les données cliniques racontent son évolution, et les déterminants sociaux éclairent son vécu. Les images de cette photo (le cerveau humain et la carte de cellules immunitaires produite par séquençage de l’ARN à l’échelle unicellulaire) ne proviennent pas du même donneur : elles réunissent plutôt les perspectives complémentaires qui donnent à notre recherche toute sa profondeur.
(Labo Alexandre Prat, Axe Neurosciences, 2026)
Cartographie d’une constellation invisible
Et si les étoiles n’étaient pas dans le ciel, mais sous la peau?
Révélés par immunofluorescence de l’acétylated tubulin, les neuromastes et les fibres sensorielles du poisson-zèbre dessinent ici une constellation invisible à l’œil nu. Derrière cette apparence abstraite se cache une véritable carte sensorielle, à la fois précise et délicate. Ces minuscules structures permettent au poisson de détecter les mouvements et les vibrations de l’eau, et de percevoir les changements de son environnement. Finalement, sous la peau translucide de ce petit être se révèle un univers sensoriel complexe, où la biologie prend des allures de ciel étoilé.
(Labo Éric Samarut, Axe Neurosciences, 2026)
Quand l’échographie s’estompe, le foie parle
Cette image réunit cinq fenêtres échographiques illustrant différents états du foie. En partant de la gauche et dans le sens horaire : foie sain, stéatose hépatique, cirrhose, lésion bénigne et lésion maligne. Les couleurs révèlent un phénomène invisible à l’œil nu : l’atténuation des ultrasons lors de leur propagation dans les tissus. En transformant les signaux ultrasonores bruts en cartes quantitatives, notre recherche révèle différentes signatures acoustiques et explore leur potentiel pour caractériser, de façon non invasive, les changements du tissu hépatique.
(Labo An Tang, Axe Imagerie et ingénierie, 2026)
Le vaisseau spatial
Le temps d’un regard, un vaisseau sanguin semble voyager au cœur d’une galaxie.
Pourtant, cette image dévoile un univers bien réel. Révélée par le RNAscope, cette cartographie spatiale d’ARN dévoile l’univers moléculaire d’une artère coronaire issue d’un patient atteint d’athérosclérose et vivant avec le VIH. Chaque signal lumineux devient une étoile et chaque information moléculaire une trace de vie, transformant le tissu humain en paysage cosmique. Entre science et contemplation, cette image est une invitation à explorer l’infiniment petit avec le même émerveillement que l’infiniment grand.
(Labo Cécile Tremblay, Axe Immunopathologie, 2026)
Naviguer dans la nébuleuse fluorescente
« Au 1 000e jour de notre voyage, nous avons atteint les confins de la Nébuleuse cellulaire. »
Cette image, capturée à l’aide d’un microscope confocal Zeiss LSM900, révèle une ressemblance morphologique entre le stress cellulaire provoqué par un traitement au cisplatine et la topographie de l’espace lointain. Le marquage fluorescent met en évidence l’ADN nucléaire (bleu), l’expression de la protéine HHIP (vert) et les mitochondries (magenta) en réponse aux dommages cellulaires.
La bordure incurvée de la cellule évoque le terminateur d’une planète séparant la lumière de l’obscurité, tandis que les mitochondries fragmentées rappellent des fissures volcaniques lumineuses à la surface d’un paysage extraterrestre. Se détachant sur le noir profond de l’espace, cette réponse microscopique aux dommages cellulaires se transforme en un voyage cinématographique à travers une lointaine nébuleuse fluorescente.
(Labo Shao-Ling Zhang, Axe Cardiométabolique, 2026)
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