Merci à vous tous, "Artisans de la guérison"

Vendredi 13 novembre, mon médecin de famille m’informe de passer à son bureau pour ramasser une enveloppe résumant mon bilan de santé et de me présenter immédiatement à l’urgence du CHUM.

En franchissant les portes de l’urgence j’ai eu la perception d’entrer dans une toute nouvelle dimension, un univers nouveau. À l’intérieur, tout était neuf, moderne, ultra propre et organisé. Rapidement la prise en charge de mon cas s’est effectuée. Lors de ma rencontre avec l’urgentologue, je lui ai remis le bilan de mon dossier-santé préparé par mon médecin. À partir de ce moment, toute une équipe médicale est apparue et s’est affairée à me soigner.

Avec du recul, je réalise que je suis un être privilégié de recevoir tous ces soins médicaux et, chanceux d’avoir vécu et observé l’être humain à son meilleur.

De l’urgence jusqu’au 18ème étage, le talent humain était à l’œuvre :  connaissances, savoir-faire, discipline, compétences des différents secteurs d’activités et champs d’expertises (e.g., infirmier, médical, radiologique, laboratoire, pharmacologique, nutrition, entretien et … jusqu’au cuisine).

Ce qui était le plus frappant, voir puissant par son omniprésence, c’était tout ce potentiel humain d’être humain et ce, malgré un contexte de pandémie qui alourdi le fardeau de préoccupations personnelles de chacun. 

Jamais je n’avais vécu et observé autant de bonté, de générosité, de respect et de bienveillance aux pieds carrés. Ça inspire à devenir un homme meilleur.

Le 24 novembre, je prenais conscience qu’en franchisant à nouveau ces portes pour quitter le CHUM,  je revenais sur terre, je sortais de cet univers de bienveillance. 
Toutefois, il y a une chose dont je suis aujourd’hui certain : la quête d’un monde meilleur est possible, je le sais, je viens d’en vivre l’expérience au CHUM.

Personnel administratif, médical, d’entretien et bénévoles, à vous tous que je qualifierais « d’Artisans de la guérison », Bravo d’appliquer votre art avec autant de passion et de cœur ! … avec beaucoup de cœur.

Je vous remercie tous de m’avoir redonné le souffle de vie,

Gabriel, le patient de la chambre 1824