De l’importance d’offrir des soins humains et sans discrimination


Le frimas couvre peut-être déjà la tombe de Joyce Echaquan, mais son décès, dans des circonstances ignobles, le 28 septembre 2020, à l’hôpital de Joliette, continue à semer la consternation.

Membre de la communauté atikamekw de Manawan, mère de sept enfants, Joyce Echaquan a filmé, avec son téléphone, ses derniers moments de vie, qui n’ont rien eu de paisible. Elle a rejoint ses ancêtres en entendant, au lieu de paroles rassurantes, des propos dégradants et à caractère raciste.

Le CHUM joint sa voix à ceux qui déplorent la triste tournure des événements et qui réclament un examen de conscience. Notre hôpital croit en des valeurs empreintes d’humanisme et nous estimons que nous devons tous, peu importe notre milieu, contribuer à un monde qui ne laisse aucune place à la discrimination, quelle qu’elle soit.

Les valeurs qui guident l’établissement reflètent d’ailleurs l’ambition du CHUM d’offrir la meilleure expérience de soins et de services aux patients et à leurs proches, dans le respect de leur dignité et de leur autonomie. Au quotidien, il est important que nous cherchions tous à incarner cette ambition, et ce, sans égard à l’origine, la couleur de peau, la religion, l’orientation sexuelle, la culture ou l’appartenance ethnique des personnes que nous soignons.

Ce respect de l’autre est d’ailleurs un pilier de la collaboration qu’entretient le CHUM avec plusieurs communautés et organismes autochtones de Montréal et du reste du Québec, et ce, depuis plusieurs années.

Nous croyons qu’il est fondamental de lutter contre la discrimination et les préjugés. Notre société ne s’en portera que mieux. Offrir des soins humains et sans discrimination, en toutes circonstances, est un devoir qui tient à cœur au CHUM, qui s’engage à poursuivre dans cette voie.