Les drones peuvent-ils améliorer la santé de populations isolées ?

Trop tôt pour le dire, mais les dernières expériences en situation réelle à Madagascar, au Malawi et au Sénégal permettent d’ouvrir la voie à leur utilisation locale en Afrique et ailleurs.

Dans un article publié dans le journal BMJ Global Health, le Dr  Simon Grandjean Lapierre, médecin et chercheur au Centre de recherche du CHUM, fait le point sur trois projets récents, notamment le projet DrOTS — Drones Observed Therapy System in Remote Madagascar — auquel il a participé (chercheur principal).

Dans ce projet mené conjointement par l’Université Stony Brook (New York) et l’Institut Pasteur de Madagascar auquel est aussi affilié le Dr Grandjean Lapierre, les chercheurs ont exploré l’utilisation de drones comme moyen de s’affranchir des obstacles logistiques à une prise en charge de la tuberculose : envoi d’échantillons d’expectoration, de médicaments pour le diagnostic et de traitement entre des villages isolés et un laboratoire.

Ces nouvelles technologies encore balbutiantes peuvent potentiellement accélérer l’accès aux soins de santé. Le projet a attiré l’attention du gouvernement malgache, des principaux prestataires de services de santé et des bailleurs de fonds, qui envisagent d’intégrer des drones à leurs activités de fourniture de soins de santé à Madagascar.

Pour information :

  • Pour le projet, le drone devait être quasi-autonome (pas de pilotage manuel), pouvoir effectuer un transport bidirectionnel de marchandises sur une distance de vol de 120 km avec une charge utile allant jusqu’à 1 kg. Il ne devait pas avoir besoin de piste ou de lanceur pour ses opérations.
  • En 2014, pour la première fois, Médecins Sans Frontières a démontré le potentiel des drones dans les soins de santé en transportant des échantillons d’expectorations pour le diagnostic de la tuberculose en Papouasie–Nouvelle-Guinée.
  • Vidéo Youtube du projet (2016-2018)