La mémoire immunitaire innée


Dans le cadre de la conférence du CRCHUM le 17 septembre prochain, nous accueillerons le Dr Fadi G. Lakkis, directeur scientifique du Starzl Transplantation Institute (STI). La mission du STI est d’améliorer les aspects cliniques, scientifiques et sociaux de la transplantation. C’est la portée et la profondeur des efforts du STI pour développer des formes innovantes de transplantation qui distinguent ce programme de transplantation de tous les autres.
 


VENDREDI 17 SEPTEMBRE 2021 – 12 H À 13 H 

> Inscrivez-vous à la conférence

*Vous recevrez un courriel de confirmation contenant les renseignements nécessaires pour vous joindre à la réunion.
 

Le Dr Fadi Lakkis est professeur émérite de chirurgie et professeur d’immunologie et de médecine à la University of Pittsburgh. Il a obtenu son diplôme de médecine à la American University of Beirut, au Liban, et a effectué un fellowship en néphrologie et en immunologie de la transplantation au Beth Israel Hospital de la Harvard Medical School. Le Dr Lakkis a rejoint la University of Pittsburgh en 2005 en tant que titulaire de la chaire Frank and Athena Sarris en biologie de la transplantation et directeur scientifique du Thomas E. Starzl Transplantation Institute.

Financés par les NIH (les Instituts américains de la santé), les travaux du laboratoire du Dr Lakkis portent sur deux domaines clés de l’immunologie de la transplantation : (1) le phénomène de l’alloreconnaissance dans l’immunité innée, en utilisant à la fois des modèles de transplantation d’invertébrés et de vertébrés; et (2) la biologie des lymphocytes T mémoire dans la transplantation d’organes chez les animaux de laboratoire et chez l’homme. Le Dr Lakkis a reçu plusieurs prix en reconnaissance de ses recherches. Il a reçu le Young Investigator Award de l’American Society of Nephrology (ASN) en 2002 et le Basic Science Established Investigator Award de l’American Society of Transplantation en 2009.

La mémoire immunitaire est un phénomène par lequel les cellules immunitaires peuvent reconnaître rapidement un antigène que l’hôte a déjà rencontré auparavant. Certaines cellules de l’immunité innée ont des réponses de type mémoire que l’on appelle l’immunité entraînée. On a longtemps pensé que les réponses immunitaires secondaires rapides et spécifiques à un antigène (également appelées « réponses anamnestiques ») étaient du ressort des cellules B et T. Nous avons pu démontrer que les monocytes et les macrophages pouvaient acquérir une mémoire spécifique pour certains antigènes du complexe majeur d’histocompatibilité de classe I en utilisant des récepteurs de type PIR-A (Paired Immunoglobulin-like Receptor Type A). Cette voie de signalisation joue un rôle dans la reconnaissance des tissus transplantés provenant d’un donneur de la même espèce. La déplétion ou le blocage génétique des PIR-As chez la souris a diminué le phénomène de rejet chronique des allogreffes de rein et de cœur. Ces travaux, qui incluent notamment les cellules myéloïdes dans la mémoire immunitaire, révèlent de nouvelles pistes susceptibles d’améliorer les résultats de la transplantation d’organes à l’avenir.

Thomas E. Starzl Transplantation Institute | Fadi G. Lakkis


Invité par Mélanie Dieudé
Axe Immunopathologie

 

Au plaisir de vous y voir connecté en grand nombre!
 


À PROPOS DES CONFÉRENCES DU CRCHUM

Les Conférences du CRCHUM sont des réunions hebdomadaires gratuites, animées par des conférenciers scientifiques de renom, issus de différentes disciplines.

> Calendrier des conférences du CRCHUM