Être prêt en cas de situation de désastre

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09 Février 2018

Plus de 100 personnes étaient présentes le 31 janvier dernier à la première conférence mensuelle de la DEAC qui s’est tenue à l’Académie CHUM sur le thème « La simulation pour être prêt à répondre à une catastrophe ». La Dre Nathalie Morissette, intensiviste et directrice médicale (soins critiques) - Unité des grands brûlés au CHUM, a exposé plusieurs enjeux hospitaliers liés à une situation de désastre dans le but de sensibiliser la communauté CHUM aux catastrophes qui pourraient se produire alors que le risque est présent. 
 
C’est pour répondre à ces enjeux que le Projet Hospitalier d’Amélioration du Rôle d’Expert en situation de désastre (PHARE) a été créé.  Il vise à améliorer la prise en charge des patients en situation de désastre, en favorisant la collaboration et la communication entre les différents services, départements et directions du CHUM. Il a notamment donné lieu à la révision du plan des mesures d’urgence, à la réalisation des capsules vidéo de formation et à l’ajout d’un outil de simulation de table qui servira à la fois à la planification et à la formation en mesures d’urgence.

Ce projet d’approche collaborative découle d’une participation étroite de la Direction de l’enseignement et de l’Académie CHUM (DEAC), par l’intermédiaire de Nathalie Soucy, conseillère en développement de programmes et projets d’apprentissage et de l’équipe de la bibliothèque, ainsi que le service de sécurité dirigé par Josée Rondeau (DST) qui assure également la Coordination locale, sécurité civile et mesures d’urgence.
 
La Dre Morissette estime que les prochaines étapes du projet PHARE seraient de développer un programme de formation complet en mesures d’urgence pour faire face aux désastres et un outil régional multisites de simulation de désastre.  À ces initiatives s’ajoute une volonté d’y intégrer un volet recherche qui viserait à évaluer ce programme et à mesurer les impacts sur le niveau de préparation des équipes du CHUM.
 
Être alerte et se sentir concerné

La complexité et l’incertitude qui caractérisent les situations de  désastre obligent les professionnels de la santé à agir dès les premiers instants. « Les deux premières heures sont les plus cruciales dans un désastre de proximité, affirme la Dre Morissette. C’est la première ligne de l’hôpital qui doit y répondre, même si l’algorithme d’alerte a été lancé et qu’on mobilise les gens. Ça prendra au moins deux heures avant que des ressources additionnelles soient fournies, d’où l’importance de la formation et, plus particulièrement, des simulations de désastre. »

L’intervention de la première ligne peut également être appuyée par d’autres personnes volontaires au sein de l’organisation (employés de bureau, bénévoles, etc.). « Ces personnes sont la force tranquille de l’hôpital. Ils peuvent aider à déplacer des patients, leur poser un garrot, amener de l’équipement, monter des tables, etc. Ces gestes peuvent faire la différence. Il est donc primordial de cibler ces personnes d’avance et les former afin qu’ils connaissent leur rôle le jour J », conclut la Dre Morissette.


Pour plus d’informations sur la Direction de l’enseignement et de l’Académie CHUM (DEAC) >>>